I. A. Haiinack. T)of/iHcn(/csc/n'('/itc^. t. H, p. :>0 :ji
û. Cf.iM., Ad Corinth., \mx, (i.
3. jRi;.N., Adv, hacr., V, 1, I; P. G., VU, col. \\1{. Plus tard, il se irouva des iln'olosiens pcmr eiilendre la formule du symbole "jrso Yjuwv dans le sens de àvxi. Noir (;f.i,\s. Cyz., ii/.s^ conr. iV/V-., U, -Ji; 7*. G.,LXXXV, roi. I.SO'i.
DKVKLorrii.MLM lllslomyi 1. 1)1. I.\ DorTI'JNi:. ><.;
Moyen (le (l<''li\ r.iiico par rappoit à nous, la niorl (lu (llirisl csl, lin sacriliciî |Kir ra|)|)orl a Dinn. De ce cher, il(Mix (»,n'(its |)rin(i|)au\ lui sont attacîln^s, fjue (lési^^ricnt l(»s expressions Iccliniciuos (1(î iXaTty^piov et (lexaOapdiov, tantôt rniployécs absolunifint, tantôt rapjn'ochécs (le aTjjia on mrmo de XoTpov. Citons seulc- Muml (|ii<'l(]U('s li<4n(\s (riùisèJK; dr Césaréc, qui (•liante en ces termes le sacrilice du divin a<^^neau :
TO fjLSY^ JtOrl TltXlOV /UTpOV,TO TOU TiaVTO; XOTULOU XaOapdlOV, TTOtV-
Tt.w avOptt>7ro)v avTi'^u/ov, to izoiar^ç xr,Xioo; xat àt/.apTtois xaOapbv UpeTov, 6 àuLvo; Tou (-îsou ' . Ainsi s'apaise la colère divine et les cou|)ables sont purifiés de leurs fautes. Comme le serviteur de Dieu, Jésus innocent s'est approprié nos péchés-, jusqu'à devenir péché e't malédiction, aùroaaapTia xat auTOXotiapa, COmme dit saint Ciréi»oire de Nazianze*' : aussi les mérites de sa mort ont-ils la vertu de détruire Tinimitié qui nous séparait de Dieu. S'il est vrai que ces idées soient caractéristiques du réalisme latin en matière de théologie réd(^mptrice, pour les relever chez les Grecs la dogmatique moderne n'a que l'embarras du choix. Non contents d'accentuer le fait de notre llédemption, plus d'une l'ois les Pères en ont cherché la raison d'être. Quelques déclarations fugitives sont à retenir, qui, tout en respectant les initiatives de la libéralité divine, suggèrent que l'économie actuelle du salut répond à une loi providentielle. « Soyons persuadés, disait déjà TÉpitre de Barnabe, que le Fils de Dieu ne pouvait souffrir sinon à cause de nous'. )) Et voilà qui souligne la bonté qui préside à notre Rédemption; mais voici qui en fait ressortir la
1. ErsF.i!. Cals., De m. Evau(j.. l, 10: P. G., XXIl, col. 8S. û. Cette expression se trouve dans Eusèiîe, op. cit.j X, (, col. 72. dans (jRKG. Na/,., Orat. XXX, 5; P. G.. XWVI, col. 108-J09. 3. Orat. XXX VII. I. col. ûSï.
't. P^. Bap.nai;.. Kpi^t.^ VII. -1.
mystérieuse sagesse. « Il a donné son propre Fils en rançon pour nous, écrit l'auteur anonyme de l'Epître à Diognète... Quelle autre chose, en effet, pouvait couvrir nos péchés, sinon sa justice? Qui pouvait nous justifier, nous pécheurs et impies, si ce n'est le seul Fils de Dieu ' ? » Si des vues aussi profondes se trouvent chez de modestes écrivains des premiers siècles, on peut bien supposer qu'elles ne resteront pas étrangères à la réflexion plus pénétrante des théologiens postérieurs. En effet, soit la gravité du péché, soit le grand nomjjre des pécheurs, leur paraissent requérir l'intervention d'un Dieu pour réaliser notre Rédemption 2. Les deux commentaires latins de saint Paul, qui se sont égarés sous les noms de saint Ambroiseet de saint Jérôme, transmettaient à leurs lecteurs des formules lapidaires comme celles-ci : « Tarn caro eniptisumus ut a nulïo rediini potuissemus nisi a Christo qui omnium dis> es esfi,}> Et encore : « Solus iiwentus est qui ut immaculata hostia pro omnibus qui e^a/it in peccatis mortui offcrreturK »
Du moins la Rédemption offerte par Jésus-Christ fut-elle suffisante et au delà. (( L'injustice des pécheurs, enseigne saint Cyrille de Jérusalem, n'était pas aussi grande que la justice de celui qui est mort pour nous; nous n'avions pas péché autant que valait la justice de celui qui pour nous a livré son âme'*. » « Cuius sanguinis prcliuniy dit semblablement saint Ambroise, poterat ahundare ad unis'ersa mundi
\. Epist.ad Di'ogn.. i\. i.
2. « Ce n'est pas d'un hotiime (|ue nous devons attendre cette expia lion, mais de fpiehiu'uu qui dépasse notre nature, de Jésus-Christ l'homme-Dieu, (pii seul peut offrir à Dieu une expiation suCfisante pour nous tous. •- Rasii ., In Psah)}. \r.vin, 4: P. G., X\I\, col. 440.
.'i. f>s. Amim-.os., / Cor. vu, -23: P. L., XVU, col. 2-21.