‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 33 sur 183 · Denzinger, n · texte numérisé non relu

Denzinger, n

LE DOGMi: DE L\ RÉDEMPTION. 7

no REVELATION DU MYSTÈRE.

tiius » et à rimportante profession de foi de Michel Paléologue (1274) : « in huinanitate pro nobis et sainte nostra passumK,. ».

Au point de vue théologique, ces déclarations peuvent sembler bien indigentes, et il est sûr qu'on y chercherait en vain même les rudiments d'un système. Mais elles expriment la croyance essentielle du chrétien que le salut nous vient par Jésus-Christ et éminemment par le mystère de sa mort. C'est tout ce que l'Eglise a voulu imposera la foi des simples, comme c'est là que devront aboutir, en définitive, les spéculations laborieuses des savants.

Sur cette base primitive les controverses subséquentes ont fourni l'occasion d'amorcer quelques développements.

Contre l'hérésie pélagienne, l'Eglise a défini maintes fois la nécessité de la grâce ; mais il est frappant qu'elle n'a pas jugé à propos d'en découvrir la source. A peine peut-on citer un canon du concile d'Orange (529), qui développe le texte bien connu de saint Paul : « Si la justification vient de la Loi, c'est donc que le Christ est mort pour rien » [GaL^ ii, 21). « De même, continue le concile, si la justification vient par la nature, le Christ est mort pour rien... Mais le Christ, au contraire, est mort pour accomplir la loi... et aussi pour réparer en lui la nature perdue par Adam » [ut iiatura per Adam perdita per illuju repareturY' , C(i qui n'est qu'une manière d'affirmer

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