A. Nicolas, ihicL^ p
^2. Ibid,^ p. GI-6-2. « Les raisons elles autorites abondent, continue l'auteur, pour élever celte explication au plus haut dei^rc de certitude. »
:{. Ihid,, p. 79-SO.
LA in:i)KMPTl()N DMVAN'I' I, \ RAISON. l.W
De; cette iiiipuissaiicc persistante nous avons (^omme une constatation expcrirncnlale dans ce fait (jue pas nii peuple, (Ml dehors du christianisme, n a pu trouver dans ces rites d'expiation hi paix de Vàmo si vivement eherchée. Voici en quels termes un théologiim protestant développe cette idée.
Ce mouvement d'ahonl confus, ignorant h's vraies conditions de l'expiation, devait- il, en se régularisant peu à peu, ahoutir à la réparation léuitime? I/histoire, avant Jésus-Christ, nous ollVe-t-elh' des ex(împles de peuples ou d'individus ayant, par huirs elïbrts persévérants, r(H*on(|uis Umit vie normale, recevant de Dieu le témoignage* de la réconciliation, le sceau de la ])aix et de la communion permanente avec leur père céleste? Un fait si gloi'ieux n'aurait pu rester obscur, le contraste qu'il formait avec le train de vie habituel était trop considérable pour ne pas laisser des traces dans le souvenir des générations suivantes. Or les annales de Thumanité n'ont pas d'exemple d'une si belle victoire C
Au contraire — et ceci rend la preuve décisive — la mort du Christ a mis fin à tous les sacrifices. Non seulement A. jNicolas fait ressortir cette coïncidence '^ ; mais il est curieux de la retrouver sous la plume de M. Harnack.
La mort du Christ, on n'en saurait douter, a mis fin dans rhistoire aux sacrifices sanglants. Or ceux-ci reposaient sur une pensée religieuse profonde : leur extension à tant de peuples le prouverait à elle seule ; ce n'est pas à de froids et aveugles rationalistes qu'il appartient de la juger, mais à des cœurs humains qui vivent et qui sentent. Si donc il est clair que ces sacrifices correspondaient à un besoin religieux ; si d'ailleurs il est certain
1. A. Matter, Trois essais de théoloqie. II. La Rédemption^ Paris. 1888, p. 90.