Voir iium. th., ^2^ 2-^«^, qu. SCi, art
-2. A. Nicolas, op. cit., p. 61; de nouveau, p. 6G et p. 83, note 1.
de son adversaire ou pour voir une loi générale de la Providence dans ce que le Prophète appelait justement « l'abomination] de la désolation ».
Aussi bien est-ce peut-être pour pallier les lacunes de cette première argumentation, fondée sur Finstitution sacrificielle, sonjorigine et ses destinées, qu'on a recours aux modalitésêprécises de son application. J. de Maistre ici encore a posé les principes; A. Nicolas les développe en analyses détaillées.
Dans tous les sacrifices, il relève quelques « caractères presque invariables » : la victime est toujours autre que le coupable; en elle-même, elle est aussi innocente et aussi rapprochée de Thomme que possible; elle est enfin immolée, mais de telle sorte qu'une partie serve d'aliment aux sacrificateurs et au peuple ^ . Puis il fait voir, « par une étude comparative des caractères que présente le sacrifice de Jésus-Christ avec les conditions requises dans les sacrifices anciens, que ceux-ci n'avaient d'AuxRE OBJET QUE de le retracer et de le préfigurer ». En effet, « le Réparateur du genre humain devait être victime, victime sainte^ substituée^ sanglante et a//- 772^^^ d'une vie nouvelle pour l'humanité'^ ». « C'est ainsi, conclut-il, que tous les caractères du sacrifice qui fait le fondement du Christianisme se voient reflétés dans les conditions de tous les sacrifices anciens, dont il devient la seule explication possible, et dont il reçoit par contre un témoignage universel^. »
Si l'on néglige quelques traits de valeur secondaire, ceci revient à établir comme loi essentielle du sacrifice la substitution d'une victime innocente à la personne du pécheur : sous cette forme, la thèse