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liiiiivcrs a('('()in|)lit sans lo savoir, i hniniiK; ii'. lail CM pleine conscience ; ('e qu<; l'univers accomplit nécessairement et par 1(^ déterminisme hienfaisanl (pii emporte tout son è(iM\ 1 Iiommc est appela* à l(^ faire par libre (îhoix, c/est-à-dire |)ar ainour. Mn un mot, riiniv(M*s m.itériel n\;st (ju'nn retlet j)ou!' ainsi direinertt; et passif des perfections divines ; riiomme Si^ul, par son être spirituel, est Tima^e vivante de Dieu, ca|)al)le de devenir son imitateur et collaLoraleur, d'être la source, effective bien cpie (b'rivée, de réalités ayant valeur morale dans Tordre du vrai et du bien. Par la, il rend (Tune certaine manière quel(|ue chose à Dieu (pii lui a tout donné, lorsqu'il lui olVre la seule chose cpie Dieu puisse aimer, savoir la soumission relij^ieuse, Thommage conscient d'une créature libre ^
Telle est, ou plutôt telle serait, la vocation naturelle de riiomnie. Car il a plu à la bonté divine d'élever riiomme à une lin supérieure et transcendante, en investissant son esprit de lumières nouvelles et accordant à sa volonté des élans imprévus, en allumant dans son cœur un amour plus profond et admettant son àme à une familiarit(' plus intime que ne le comportait sa nature : tout ce monde mystérieux , cette assimilation à la vie divine, que la foi nous révèle sous le nom d'ordre surnaturel. De ce chef naît pour riiomme ainsi privilégié une obligation plus pressante, en même temps qu'une plus grande facilité, de rendre à Dieu ses devoirs, tandis que la grâce dont il est orné embellit à l'infini le résultat de son activité religieuse -.
La foi chrétienne exclut donc le panthéisme qui dégrade Dieu, comme le matérialisme qui supprime
1. Là-dessus, voir G. Pell, Das Dogma von der Si'.iide und Erlosung, Ratisbonne, 1883, p. 17--23.