‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 53 sur 183 · Y. MoNoi), op. cit · texte numérisé non relu

Y. MoNoi), op. cit

'1. .1. Laminne. op. cit., p. 87. i:n voila de ce principe i'auleur écriL plus loin (p. 14:2) : « Les souffrances endurées par le Christ turect un cliàtimenr inlîii;é à tout le i;cnre liiimain : Jésus-Clirist Il'es^il pas notre cliet? »

Au lieu d'être un terme, le Christ est un initiateur : tout croyant sincère s'efforce d'assimiler son esprit, de reproduire ses sentiments et ses actes. C'est ce que l'Apôtre appelait vivre par le Christ et qui est aussi bien le fondement de toute la mystique chrétienne.

On a montré souvent, non sans raison, comme un symbole de ces hautes vérités de la foi dans la vie même du Christ. N'a-t-il pas voulu s'astreindre, pour le corps et pour l'âme, durant sa carrière terrestre, aux lois ordinaires de l'humanité ? Il n'a pas été un ascète de profession, ni un simple extatique; il n'a usé du miracle que par exception et encore pour le bien des autres. Au contraire, il a vécu la vie commune, exposé à la fatigue et à la douleur, au travail et à l'insuccès, « soumis à Tépreuve en toutes choses, comme dit l'Apôtre, sauf le péché » [Hebr.^ IV, 15), de sorte que sa vie est une vie largement humaine et qui peut, dans ses lignes essentielles, être imitée par tous.

Il est bon également de ne pas oublier que cette vie, au point de vue historique et psychologique, présente une parfaite continuité; à travers toutes les phases de son existence, Jésus n'a jamais obéi qu'à un double et unique mobile : la gloire de Dieu et l'amour de ses frères. L'interprétation dogmatique doit respecter cette harmonie. Aussi bien, la théologie protestante, après avoir longtemps caressé la distinction entre l'obéissance active et l'obéissance passive du Christ, est-elle en voie de renoncer à cette sorte de vivisection morale. Quant à la théologie catholique, elle n'a jamais isolé la vie et la mort du Sauveur comme des quantités de valeur différente; lorsqu'on parle de la mort sur la croix comme source de notre salut, c'est une expression raccourcie, dans laquelle on sous-entend que ce suprême sacrifice du

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Sauveur se; relie à ceux de sa vi(^ (ont enlirrc. doiil il constitue le tenue e( ra[M)<^n''e • . Il faul tenir toute autre eoiieeptiou pour arlutrairfî et Causse, de telle sorte (|ue, (Jaiis le ( iliristeoiuiue en nous, (juoi (|u'il en soit de notre besoin de distin< tion el d'analyse, co (jui compte devant uoli-e raison et devant Dieu, c'est l'ensemble dr, sa vie morale, envisagée comme une vivante synthèse de relif^ion et d'auiour.

Tels sont, en dehors d(^ tout systèm'', hvs [)ostulals essentiels sur lescpiels repose la doctrine calholifpic de la Rédemption. Ils sont, à ce titre, nécessaires pour la comprendre, sinon sufiisants pour la justifier; mais on peut entrevoir déjà (|u'ils sont riches de consécjuences pour Texplicatiiui théologi([ue du mystère.

1. « Omnia quac Christus iii hoc nuiiido libère egit et passus est j)cr niocium utiius considcramla sunt, sic laïuen ut mors crucis habcatur tainqiiam priiK ipalc. ^ Card. Billot, De ]^erbo incarnato, Rome, lOOO, p. 4:iO. Voiicgalenioii! Higon, op. cit.. p. t2i:;v2l<>.Cf. p. *.):>,

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