Ibid., p. .ilKU
û. Ibid., |U l(>i-U)5.
27G EXPLICATION CATHOlJQli: DU MYSTÈRE.
vin lésé par le péclié et restituer à Dieu pour ainsi dire l'honneur qui lui est ravi par le péché, ("est pourquoi satisfaire pour le péché désigne proprement une action par laquelle la majesté divine est honorée de telle sorte que le dommage qui lui a été causé dans son honneur soit réparé et compensé. De même donc que satisfaire pour le péché n'est pas la même chose que subir la peine due au péché, ainsi la satisfaction pour le péché n'est pas identique au support de la peine due au péché. Bien plus, de sa nature propre, elle ne requiert la souffrance d'aucun mal. (^ue si, pour une cause quelconque, cette souffrance d'un mal a lieu, ce n'est pas en tant ([ue souffrance du mal qu'elle est formellement satisfaction, mais ■en tant qu'elle est un liommage rendu à Dieu et qui l'honore assez pour lui rendre véritablement l'honneur qui lui a été ravi par le péché '.
Prévoyant une objection souvent faite par des théologiens superficiels, l'auteur d'ajouter :
11 est vrai que la Rédemption comporte une satisfaction, non seulement pour la faute, mais aussi pour la peine; personne cependant n'a jamais affirmé que satisfaire pour des peines fût la même chose (jue subir ces peines. En effet, lorsque nous disons de quelqu'un qu'il a satisfait pour des peines, nous entendons que, moyennant une œuvre quelconque, il s'est soustrait à l'obligation de subir ces peines. Au contraire, lorsque nous disons de quelqu'un qu'il souffre^ des peines méritées, nous affirmons tacitement qu'il n'a pas offert ou qu'il n'a pas pu offrir de satisfaction pour elles. C'est pourquoi, en professant que le Christ a satisfait pour nos ])eines, nous ne sommes nullement contraints de croire qu'il a expié les peines de ceux qu'il représentait, mais seulement ceci que. par (piehpui (cuvre satisfactoire, il a exempté les homnu^s de la pcMne qu'ils méritaient.
C'est pourquoi on ne peut pas laisser dire que