Ibid,, p. o, note -1. Cf. Dhekhiut, o/y. cit., p
2. Sam. th., l^â'. qii. 87, art. T. Cf. ibid., art. 8 : < Si loquamurde poena pro peccatu iuûicta, in quantum habet rationem poenao. sic solum unusquisque pro peccato suo punitur. > Voir éiîaiemeiit ' AMiNNE, op. cit., p. 139 et 16G. M. .l'Aies estime néanmoins que
312 EXPLICATION CAÏIIOMQUE DL MYSTÈUE.
Aussi bien les auteurs qui s'avancent le plus dans cette voie s'en tiennent-ils à la théorie de Texpiation, dont voici les grandes lignes. Une peine était due à nos péchés; mais Jésus innocent et pur a bien voulu la souffrir, et Dieu accepte cette souffrance en compensation de la nôtre. Telle est la conception à laquelle s'arrêtent aujourd'hui les protestants orthodoxes et dont se contentent aussi quelques théologiens catholiques. Où Ton voit que, le concept formel de châtiment étant écarté, Faccent principal est mis sur l'idée de souffrance : c'est la Passion en tant que telle qui expie le désordre du péché; c'est donc elle qui doit être l'objet direct et dernier des complaisances divines, a Dieu pardonne aux pécheurs, à condition que le Christ supporte dans sa chair certaines conséquences du péché ^ » La volontaire solidarité du Christ avec notre race explique ce mystère de substitution.
Quelles que soient les raisons et les autorités dont peut se réclamer le système ainsi conçu, la théologie catholique ne l'a pas adopté et l'on a vu, en effet, qu'il ne laisse pas d'avoir ses inconvénients. C'est d'abord que le remède ne va pas à la racine du mal : un simple acquittement de peine laisse encore intact le désordre essentiel du péché, qui est d'être une offense de Dieu. Avec saint Anselme, ce serait le cas de répéter : « Nonduni considerasti quanti pandevis sit peccatum. « En second lieu, on aboutirait
t ridée de châtiment. api>liquée discrètement à lanalyse de la Rédem|)tior), ne doit pas scandaliser » et il ajoute que, s'il est vrai qu' " il y a une extrême différence entre le châtiment auquel l'innocent vient s'offrir... et le châtinmni qui toml)e sur les coupables..., la différence est tout entière du côté de ceux qui Tendurent, non du côté de Dieu qui l'inllige et qui, dans un cas comme dans d'autre, poursuit la réparation de son honneur ». Éiv des, -20 avril 1Î)I3, p. iS3.