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KSSAI l)K SNSTKMATISATION. M'A
dans iTllc perspective ii «liic <|ue l)ieu a voulu, aiiiK', elierehé, el donc réalisé, la Passion de sonKils roi-inelleiuent et |)oiir elle-même, (l'est à (jiioi nr)s meilleurs tliéoio^^iens ne |)euvent S(î résoudre;.
Où doye laut-il chercher, d'après eux, le sens de la Passion et la raison foiinelle de sa valeur n'-demptrice y Pas ailleurs que dans les dispositions intimes (le TAnn' du Sauveur et la di^^nite infinie de; sa |)ersonne.
\\i qu'on le remarcjuc hien, il n'esl pas (piestion de renier aucune des données traditionnelles. La Passion demeure tout entière, avec tous les caractères qu'elle présente, y compris celui d'être, en l'ait, Texpiation réelle de nos fautes et donc, à cet égard, une saisissante manifestation de la justice divine contre le péché. Mais il faut dépasser cet aspect — accidentel, en somme, el secondaire — pour chercher plus loin la raison ultime de sa valeur, laquelle ne peut être que d'ordre moral. Ce qui olîense Dieu dans le péché, c'est la rébellion conscient(^ et libre de la créature: seul un hommage équivalent de soumission et d'amour peut réparer clîicacement ce désordre. Voilà ce que Jésus-Christ a fait en notre nom ; et cela dans toutes les actions de sa vie. mais surtout en acceptant le sacrifice douloureux qui lui fut imposé par le cours providentiel de sa mission.
(( Cette théorie, dit le D' Heinrichs, peut recueillir en elle-même les principaux éléments par lesquels les deux autres se rattachent à la révélation, sans se heurter aux dithcultés dogmatiques qu'elles soulèvent'. »
Elle garde, en effet, sa place légitime à la soulTrance volontaire, avec tout ce qu'elle a de fondé dans la tra-