‹ Le dogme de la RédemptionChapitre 8 sur 183 · C. MAi'.TiNDALE, daiîs Chiistus^ p. 'MS · texte numérisé non relu

C. MAi'.TiNDALE, daiîs Chiistus^ p. 'MS

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K;s l'cli^'ioiis, (;L toujours ;i Inir icnlrt; »>. La raison en est qu il |)ar.'iit « applicaljlc a Ions his besoins d(; l'adoration, à lout(îs les aspirations (j(; l'honrirnc^ vers rinlini : à rhomnia<((i désintéressé, à la prici»! (1(3 demande, à Taetion di) j^rAces, à la propitiation des fautes de toute sorte, à l'union intime av(;e Dieu o *. l/aj)olo<j^éti(pie traditionaliste a usr («t ahus(* d(^ cet argument. Mais si Ton a trop simplifié la sij^nilication de ee rite com|)lexeen voyant l'expiation partout, ce serait un auti'C excès que de ne la vouhjir trouver nulle paît.

Kn réalité, si le sacriiice a son origine, comme beaucouj) d'excellents auteurs inclinent à le croire, dans l'idée d'une olVrande pour recoTmaître la suzeraineté divine, il est assez naturel que cet acte d'hommage devienne un moyen de réparation ou de réconciliation aussitôt qu'intervient le souvenir ou le soupçon d'une oiïense quelconque ^. Cette idée, qu'on peut toujours supposer implicite, s'alFirme explicitement dans plusieurs grandes religions. Les Babyloniens ont conçu une substitution entre la victime et le coupable ^ ; d'après le P. Lagrange, la notion de sacrifice expiatoire se trouve assez souvent dans les diverses religions sémitiques '• ; elle est courante chez les Grecs et les Romains de l'époque historique ^. On sait que les religions païennes ne reculèrent pas devant la pratique barbare des sacrifices humains. Enfin, en certains cas de danger public

i. L. DE GlîANDMAISON, ibt'd., p. 19.

± Voir Lagraî<ge, op. cit., p. ^271-274, et Ms*^ Le Roy, op. cit., p. 323-

3. P. Dhorme, op. cit., p. 274-275 : « Le châtiment qui doit accompagner la culpabilité est exercé, par avance, sur la victime qui n'est qu'une représentation, uu substitut de l'homme. >

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