l'KOI l'.M A.M ISMi; ()i;iMnlM>\l. .i\H
(levions, nous drlivnist. Si Ioh hrigans hii ru«8rnt coupp»
l.i Liorgc, ou (jn'il cust os\r \i\\)u\r rt niriii'try j)ar srditi(Hi, il n'v ciist jjoiiit m \u>uv satisfairr ii hi<*u : mais ((uand il est amrnr au trihiinal coimiim' crifriiii**! Pt «jirmi tient 'iiK'hjiic toi'inalitr de justice rontrr liiy... ou h» voit là condaniiH' an lieu dtvs pcsdieurs j)our soulVrii* en leur MOU). lN)Ui-(|uoi cola? C'estoit alin do s'acquittrr de la piMue qu<' cU'voieut les pesclieurs, et se mettre en N'ur lieu : eomuK» à la vérité il ne souHroit point la mort pour la justice, mais pour le péché... Et voilà où gist notre al>solution : c'(*st que tout ce qui nous j)ouvoit estre im puté pour nous faire nostre j)rocès criminel di^vant I)ieu a esté transporté sur Jésus Christ, tellement qu'il a re[)aré toutes nos fautes'.
Comme hi condamnation judiciaire, le mode de supplice est également à remarquer.
Davantage le lienre de la mort n'est pas sans mystère. La croix estoit maudite, non seulement par humaine opinion, mais par le décret de la Loy de Dieu. Quand donc Christ est attache à icelle, il se rend sujet à malédiction. VA falloit ({u'il fust ainsi faict : c'est que la malédiction qui nous estoit deue et apprestée pour nos iniquitez, fut transférée en luy, afin ([ue nous en fussions délivrez... Néantmoins il ne faut pas entendre qu'il ait tellement receu notre malédiction (ju'il en ait esté couvert et accablé; mais au contraire, en la recevant il la déprimée, rompue et dissipée. Pourtant la foy en la damnation de Christ appréhende absolution : et en sa malédiction appréhende bénédiction-.
Cette malédiction est allée pour notre Sauveur jusqu'aux tourments de l'enfer: c'est ainsi que Calvin interprcle rarticle du symbole : « Descendu ad infer os. )^