‹ Le dogme de Nicée [microform]Chapitre 21 sur 79 · B., 1,44, 957; IV · texte numérisé non relu

B., 1,44, 957; IV

néophyte. Mais durant vingt-cinq ans, à titre . de catéchumène, il avait préparé les voies à l'Evangile, et c'est le travail qu'il nous faut considérer maintenant.

Par lui, la charité pénètre le droit romain; la responsabilité morale de la conscience pénètre le droit public; le pouvoir impérial s'incline devant le pouvoir spirituel de l'Eglise.

Le vieux droit romain sacrifiait tout à l'Etat. Le pouvoir discrétionnaire du chef de famille, dépourvu de contrepoids, écrasait tout :

femme, enfants, esclaves. Cette rigueur avait provoqué une décadence, que les dispositions les plus dures de la Loi des Douze Tables, tardivement reprises, ne purent enrayer.

Auguste avait lutté inefficacement contre la stérilité des mariages et l'égoïsme du célibat; il avait accordé au concubinage une reconnaissance légale et laissé de grandes facilités au divorce. Il était réservé à Constantin de prendre, au nom de rÉvàngile, le contrepied de ces traditions païennes. J'ai plaisir à m'appuyer sur la science juridique de M. Jules Maurice^.

Retournant complètement le Droit d'Auguste, Constantin prit la famille comme base Jie tout l'édifice social. La famille, au lieu d'être, un rouage dans l'État, devenait une entité, un microcosme vivant pour lui-même et servant de

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