LE DOGME DEINIOEE
c'étaient les Egyptiens Second de Ptolémaïs et Théonas de Marmarique, déjà anathématisés avec Arius. Toujours d'après le même Philostorge, Second, partant pour l'exil, aurait dit à Eusèbe de Nicomédie : « Tu as signé, Eusèbe, pour n'être pas exilé. Dieu me dit que tu ne tarderas point à me suivre. » Second avait été bon prophète : trois mois plus tard, Eusèbe de Nicomédie, manifestement relaps, prenait à son tour la route de l'exil.
La lettre synodale, adressée de Nicée à l'Eglise d'Alexandrie notifiait la condamnation d'AriuS'. Elle indiquait la solution donnée par le concile à la pénible affaire de Mélèce, cet évêque brouillon qui avait troublé l'Eglise d'Egypte par des ordinations irrégulières.
Pour le bien de la paix, on avait décidé de valider ses ordinations, mais en retirant à lui-même tous les pouvoirs dont il avait abusé. Toutes les autres décisions, soit disciplinaires, soit doctrinales, seraient communiquées aux Alexandrins par leur vénérable évêque Alexandre. Enfin, les Pères s'étaient mis d'accord pour unifier la date de la Pâque, conformément à l'usage alexandrin ^i