‹ Le dogme de Nicée [microform]Chapitre 38 sur 79 · LE DOGME PE NICÉE · texte numérisé non relu

LE DOGME PE NICÉE

général de l'arianisme. Sur d'autres pointSj la propagande eusébienne rencontrait plus de résistance. Lé siège d'Àntioche, occupé par Philogone, évêque franchement catholique, devint vacant à la fin de l'année 324; l'élu, Eustathe, ne montra pas moins de fermeté que son prédécesseur. Six mois plus tard, s'ouvrait le concile de Nicée, dont la présidence paraît avoir été exercée par Eustathe. N'ayant pu empêcher la condamnation d'Arius, Eusèbe signa le décret de foi^ : en glissant un i dans le mot ôpouctoç, selon la fable recueillie par l'arien Philostorge ; ou tout simplement, selon la version beaucoup plus sûre de saint Athanase. A ce prix, il évita une sentence de bannissement.

Mais ce que valait une telle adhésion, l'événement le montra bientôt. A peine rentré en Bithynie, Eusèbe de Nicomédie et son alter ego Théognis, évêque de Nicée, attirèrent près d'eux et comblèrent d'égards certains Alexandrins mécontents, sur lesquels ils comptaient pour ranimer, en Egypte même^ l'incendie mal éteint. La chose parvint aux oreilles de Constantin qui, pour la première fois, put concevoir un doute sur son œuvre de pacification

1. Mais non la condamnation d'Anus, d'après une pièce conservée par Gélase de Cyzique, Hist. Conc. Nie, ÏII, 12, éd. Loèsfchcke-Hëinêmaiïn, pag. 160, Leipzig, 1918.

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