‹ Le dogme de Nicée [microform]Chapitre 48 sur 79 · SocRATE, H. E., III, 14; PG., LXYII · texte numérisé non relu

SocRATE, H. E., III, 14; PG., LXYII

barque, est serré de près par la police de Julien. Il fait virer de bord, et vient raser la barque montée par l'ennemi. Gelui-ci demande :

c( Avez- vous vu Athanase? — Oui, il n'est pas loin. Ramez ferme. » Et il échappe au péril.

Un souvenir plus tragique a été conservé par Athanase lui-même?. C'est encore sur le Nil, où il navigue avec l'abbé Théodore, père des moines de Tabenne, et l'abbé Pammon. Il leur fait confidence de ses angoisses, et l'abbé Pammon croit bon 'de l'encourager. Athanase reprend qu'il ne se sent jamais le cœur plus léger qu'au milieu des persécutions. A ce moment, les deux moines échangent un sourire, et Théodore dit à Pammon : « Dites-lui la raison. — Non, répond Pammpn, dites vousmême. — Eh bien! reprend Théodore, sachez qu'à cette heure même Julien a été tué en Perse. Il aura pour successeur un prince chrétien illustre, qui d'ailleurs régnera peu. Vous serez mandé près de lui, vous le troi;verez en route et il vous fera bon accueil. Ne vous fatiguez donc point à gagner la Thébaïde. » L'événement donna raison au voyant.. Julien était mort, et son successeur Jovien mandait Athanase. Lie quatrième exil touchait à sa fin.

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