s. EPIPHANE, Haer., lxxiii; PG., XLII
Le premier document émane d'un synode réuni à Ancyre en Galatie, — le moderne Angora, — l'an 358*. C'est une lettre synodale adressée à l'épiscopat de Phénicie. Le synode rappelle que la foi de l'Église fut éprouvée comme par le feu ; il évoque en commençant le souvenir de quelques assemblées récentes.
Synode de Constantinople en 336, où Marcel d' Ancyre fut déposé, pour avoir donné des gages à l'hérésie sabelliennë. Synode d'Antioche InEncaeniis en 341. Synode de Sardique en 343, où la foi parut refleurir. Synode de Sirmium en 351, marqué parla déposition de Photin. Après ces luttes pour la foi, on aspirait au repos, sous l'autorité du pieux empereur Constance. — Le synode le flatte un peu. — Mais, poursuit-il, le diable ne cesse de troubler l'harmonie en suscitant, sous couleur de piété, des nouveautés profanes touchant l'authentique génération.du Fils unique de Dieu, àAntioche, à Alexandrie, en Lydie, en Asie, en Illyrie.
Emus par les lettres venues de ces Eglises, par la lettre qu'écrivait hier encore Georges, évêque de Laodicée, les Pères réunis à Ancyre ont cru devoir porter remède à ces maux, par une exposition détaillée de la foi, adaptée aux besoins présents. Ils font appel au zèle des