LE DOGME DE NIGËE
portuiiisme homéusièn a ses raisons. Basile d'Ancyre a encore signé cette pièce, en présence de six évêquès et de plusieurs prêtres et diacres.
Dans ces texteis primitifs du semiarianisme, notre orthodoxie ne trouve pas une satisfaction complète j pas plus que ne l'y trouvait saint Epiphane. Néanmoins, l'équité nous oblige à reconnaître qu'ils marquent une incontestable volonté de réaction à l'égard de l'arianisme radicaL Et cette incontestable volonté contient en germe le retour à la pleine orthodoxie.
Achevons la lecture très instructive de l'article consacré aux semiariens dans \q Partarion.
Saint Epiphane expose ^ qu'en ce temps-là le parti arien se scinda en trois groupes. Un groupe modéré à droite : ce sont nos Semiariens ou homéusiens, avec Basile d'Ancyre, Georges de Laûdicée^ Silvain de Tarse, et autres : ik purent quelque temps s'appuyer sur la faveur de l'empereur Constance, ce « bras de chair )). Un groupe radical à gauche : ce sont les purs Ariens ou anoméens^ avec Georges d'Alexandrie et Euzoïos d'Antioche; ce dernier, un Arien de la première heure.
Entre deux, autour d'Acace métropolitain de Gésarée, le groupe dit homèen, parce qu'il