s. Epiphane, Haer., lxxiii, 29-33; PG., XLII
purement et simplement le concile de Nicée.
Il poursuit^ : a Quant à ceux qui admettent tout le reste des documents de Nicée, mais hésitent devant le seul niot 6[i,ooii<7i.oç, il ne faut pas les tenir pour ennemis; nous-mêmes ne les combattons pas comme des Ariens ni comme des ennemis des Pères; nous traitons ^ avec eux comme frères avec des frères, qui ont la même pensée que nous et ne discutent que sur un mot. Car en confessant que le Fils est de l'essence du Père, et non pas d'une autre substance, qu'il n'est pas créature ni œuvre, mais authentique et naturelle progéniture, éternellement présent au Père comme Verbe et comme Sagesse, ils ne sont pas loin d'admettre même le mot ôjjloougwç. Tel Basile d'Ancyre, qui a écrit sur la foi. . . » .
Hilaire qui a vu de près l'épiscopat oriental et n'a pas coutume de le ménager, sait changer de ton, quand il rencontre des hommes tels qu'Eleusios de Gyzique, Marc d'Are thuse ou Basile d'Ancyre, chez qui une expérience personnelle lui avait permis d'apprécier une réelle droiture, Sanctissimi viri, c'est le nom qu'il leur donne^. L'évêque de Poitiers connaissait la valeur des mots. Et il rendait justice à l'esprit chrétien, en dépit des dissonances