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CHAPITRE VII

Le dogme de Nicée ,^ trouvé son expression définitive daixs le synibole de foi que le langage courant désigne comme « Symbole de Nicée », mais qu'une tradition pjius exacte rattache au deuxième concile œcuménique, réuni à Gonstantinople en 381.

L'empereur Constantin avait pris l'initiative du premier concile œcuménique, assemblé à Nicée en 325. Il était réservé à l'empereur Théodose de prendre, cin,quante-cinq ans plus tard, une initiative semblable, encore que plus discrète et moins théâtrale, en vue du concile qui se tint à Constantinople et qui mit le sceau à l'œuvre de Nicée.

La mort de V^lens, empereur d'Orient, en 378, avait clos le règne de l'arianisme officiel. Mais l'épiscopat ciatholique éprouvait un pressant besoin de se concerter. Ecrivant aux

empereurs à l'issue du concile d'Aquilée, au début de rannée 381, saint Ambroise^ désignait Alexandrie comme un lieu partic;,ulièrement propice à une rencontre entre l'Orient et l'Occident. Sans prêter l'oreille à ces suggestions, Théodose convoqua les évéques orientaux à Constantinople. Ils se réunirent en mai.

Deux questions de doctrine figuraient en première ligne au programme du concile :

d'abord l'arianisme, qui menaçait de renaître en exploitant la querelle des hypostases divines, puis l'hérésie pneumatomaque, opposée à la divinité du Saint-Esprit.

On n'a pas oublié que le concile de Nicée, dans l'anathème joint au symbole de foi, condamne ceux qui disent que le Fils procède d'une autre hypostase ou essence que celle du Père, — è^ éxépaç ÛTCOdTàcswç vi oùaicaq. — Le sens naturel de cette expression paraît être que, pour traduire la doctrine du consubstantiel, le concile laisse le choix entre les mots ÙTuocTaciç et oùdioc, mots que, d'après l'étymologie, nous

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