XII ; PL., XVI
pouvons transcrire grossièrement : substance et essence. Il n'y a pas lieu de s'en étonner, ces deux mots étant assez couramment confondus par l'usage ecclésiastique, non seulement à la date du concile de Nicée, mais encore beaucoup plus tard, au iy^ et au v^ siècle.
Il n'y en avait pas moins là une question délicate : question de mots d'abord, mais qui pouvait conduire à remettre en question là doctrine même définie à Nicée. L'expérience ne devait pas tarder à révéler cet inconvénient et à faire sentir lé besoin d'une terminologie précise.
Saint Athanase n'éprouva guère ce besoin :
il dominait de trop haut de pareils litiges.
Son clair et ferme esprit laissait de côté les mots, pour ^ller directement aux choses. De son attitude à cet égard, nous ayons un indice très clair dans le langage qu'il tient sur ce qu'il appelle le « chiffon de Sardique^».
Le concile de Sardiquê, au cours des années 343-344, avait, sur l'invitation des empereurs Constant et Constance, et d'accord avec le pape Jules, instruit la cause des évêques Athanase d'Alexandrie, Marcel d'Ancyre et Asclépas de Gaza, accusés de diverses forfaitures par