p.:xY; PL., XXII, 3b
s'agit de découvrir qui des trois est en communion avec le pape Damase. Ecoutez ce cri de /" douleur :
Comment, après la foi de Nicée, après le décret d'Alexandrie, rendu d'accord avec l'Occident, cette racé arienne veut m' obliger, moi Romain, à confesser trois hypostases! Je demande à quels Apôtres remonte, cette tradition? quel autre Paul, docteur des' Gentils, enseigna pareille doctrine? Je leur demande quel sens acceptable ils croient pouvoir trouver aux trois hypostases. Ils me répondent : trois personnes subsistantes. Je réponds que telle est ma foi. Mais le sens ne leur suffit pas, ils réclament le mot, voyant dans les syllabes je ne sais quel secret venin. Je proteste que, si quelqu'un refuse de confesser trois hypostases, au sens de trois personnes subsistantes, on doit le tenir pour anathème. Mais parce que je ne m'assimile pas leur vocabulaire, on me croit hérétique. Et pourtant^ si quelqu'un, prenant hypostase au sens d'essence, refuse de reconnaître une hypostase unique en trois personnes, il renie le Christ. Et cette confession, qui m'est commune avec vous, me vaut d'être marqué du stigmate monarchien.
Décidez, je vous en prie, et je n'hésiterai pas à dire trois hypostases. Si vous l'ordonnez, que l'on rédige un nouveau symbole après celui de Nicée; confessons notre foi orthodoxe en usant des mêmes termes que l'hérésie. Mais toute l'école attache au mot hypostase l'idée d'essence. Et quelle bouche sacrilège oserait affirmer trois substances en Dieu? Il n'y a qu'une seule nature de Dieu, véritable Être...
Je supplie donc votre Béatitude, par le Sauveur crucifié, par la Trinité consubstantielle, de m'écrire si je dois rejeter ou confesser les trois hypostases...
Saint Jérôme répète fidèlement l'écho des