‹ Le dogme de Nicée [microform]Chapitre 9 sur 79 · Cf. G. Bardt, Paul de Samosate, Paris-Louvain · texte numérisé non relu

Cf. G. Bardt, Paul de Samosate, Paris-Louvain

les révélations nouvelles apportées par l'Évangile sur la vie intime de Dieu : c'est le premier larron. D'autre part, le polythéisme, égaré depuis des siècles dans l'adoration des forces de la nature; ou dans l'adoration de l'homme, ou dans l'adoration des monstres et des chimères enfantés par son imagination, quand il ne se reposait pas dans Fadoration plus prorr saïque et plus positive d'un Gésar en chair et en os : c'est le deuxième larron. Entre deux, la religion du Dieu fait homme, consubstantiel à son Père, révélé par son Esprit, régénérant les fidèles dans le baptême conféré au nom de la Trinité divine : c'est l'objet de notre foi : scandale pour les Juifs, folie pour les Gentils, disait déjà saint PauP.

Judaïsme et polythéisme ne combattirent pas toujours le christianisme à visage découvert : souvent ils empruntèrent un masque chrétien, pour opposer à l'unique religion du Fils de Dieu divers amendements, et enfantèrent des sectes.

Les unes arboraient l'enseigne du monothéisme. Ce monothéisme n'était plus, pour le paganisme romain, une nouveauté. Les esprits désabusés de l'ancien panthéon s'orieurtaient, depuis des siècles, de ce côté. Sans

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