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j* AU), Il ne s'est jamais trompé; dans la sphère de la connsis-
{jlWMe naturelle en général, Jésus-Christ non seulement a
'.tgBorè, mais il a pu so tromper.
Tout^rois , à mesure qu'on y réfléchit, on ne trouve plus te
rliroblème si simple.
I D aat clair que Jésus-Christ a 6tà homme, vraiment homme :
gjne métaptiysiquoment divine, nous devons accentuer, autant que ceux qui l'accentuent le plus, son humanité o 41U cette humanité impliqua an soi, pour h Christ, de limitotiona dans le domaine intellectuel ,qae dans les autres domaiuee. D'un autre c6té, noi -^la Eaintoté parfaite do Jésus-Christ. Dana quelle n* "fOitations inldlBCtuellas sunt-alles compatibles avec !a sainléT Poar parler net, ignorance et innocence, ignorance et î«|dateté, même, peuvent aisément coexister; dam quelle me- |«ire en est-il ainsi pour la saintaté et l'erreurî — De plus, ) faut-il ponaor do la distinction entre le domaine de la [naissance proprement religieuse et le domaine do ta conmptcment naturelle ? Cette distinction est-elle foula? Peut-on séparer violemment du reste du monde l'ordre U et spirituel pour lequel le inonde a été fait et qui ou f( dernière raison d'être ? Pourtant, peut-on répliquer, tes B mutuelleii , la pénétration réciproque no démontrent ^ confusion. Il est tout aussi difficile de séparer l'Egllie e de Dieu, qui ne laissant pas d'être bien disliocts, t poser la limite, si la distinction est foa— )Ber autrement cjne d'une façon subjeclioa ^ éférant au Christ lui-même ? Mais le Christ lui-mâmo - Prenons un exemple particulier : l'usogo <yi^ ïhrist fait de l'Ancien Testament. Certains théologieik« iSiirent que la foi n'a rien â craindre des travaux de I^ « do l'Ancien Testament, qu'elle pont s'accommoder in, jnant do tous lus résultats, quels qu'ils soient, de Ic^
244 LB DOGMB ORBC.
que nous recevions telles quelles toutes les paroles de Jésus-Christ, quelles qu'elles soient, ou que nous fassions on
critique historique en général... Voilà une manière de poser la limite : elle est très à la mode depuis quelque temps. Mais ici la mode et la vérité font deux. Pour nous, il nous paraît incontestable que parmi les questions critiques, s*il j en a qui soient plus ou moins indépendantes de la foi et dont la foi soit plus ou moins indépendante, il y on a qui sont en liaison intime et essentielle avec la foi. Alors oU mettrons-nous la limite entre les questions critiques qui ne touchent pas et celles qui touchent à la foi ? On conçoit l'embarras qu'on peut éprouver en face de telle question de critique historique : Cette question est-elle, oui ou non, de*pure critique historique? Si oui, alors Jésus a pu se tromper? Bi non, Jésus a été infaillible ? — Est-ce la critique elle-même qui nous tirera d'affaire ? Mais y a-t-il beaucoup de résultats — nous entendons des résultats importants — définitivement acquis en ce domaine? On nous accusera peut-être de scepticisme; mais la critique historique relative aux documents de rhktoire primitive du christianisme comme aux récits de^ la préparation du christianisme en Israël, n'en • est-elle pas à un perpétuel recommencement ? Ne dirait-on pas d'un pendule qui oscille de droite à gauche et de gauche à droite, c'està-dire de l'affirmation à la négation et de la négation à l'affirmation, et qui oscillera tant que l'horloge sera montée, c'està-dire tant que l'humanité intelligente s'occupera de ces problèmes? En admettant théoriquement que Jésus a pu se tromper, ne sera-t-il pas toujours difficile d'établir pratiquement qu'il s'est trompé sur tel ou tel point de critique historique? Et la difficulté d'attribuer pratiquement ^ d'une façon péremptoire, une erreur de ce genre à Jésus-Christ ne servirat-elle pas toujours d'argument à ceux qui nieront théoriquement sa faillibilité? — On le voit, ce sont là questions graves et complexes et sur lesquelles il faut observer d'autant plus de prudence qu'elles touchent de plus prés à ce qu'il y a de plus intime et de plus essentiel dans la personne même de
APFIHDIOBB.
;, un triage dans ces paroles, c'est toujours Bubjecti- |iBt que nous nous décidons pouf l'un ou l'autre des a de cette alternative.
P, ea droit, la fonction, le r61e de l'intelligence août
isi développés dans la vie religieuse que le i'61e, la fonctîon des autres facultés, en fait nous constatons que l'équilibre entre le développement du cOtê intellectuel et le dé- Teloppcmcnt du côté moral, aSeclif, sensible, volontaire, n'est pas toujours parfait. C'est que les diverses parties, les divers c6tës do la nature humaine ne sont pas tous également développés : le péché est assurément pour quelque cbose, sinon pour tout, dans un pareil état de choses.
C'est un état de choses fâcheux et contre lequel il faut réagir. Chacun de nous, d'une façon générale, a pour devoir de chercher à se développer aussi complètement et aussi harmonieusement que faire se peut dans la situaliou et les circonstances où il est placé. Ce devoir se retrouve dans la sphère religieuse.
Et de là le devoir pour l'individu religieux de développer quand cela lui est possible, de développer autant quel cela lui est possible sa théologie.
C'est un devoir pour tous (1). Il faut tendre à la perfeo-
I notre Sauvaur. Et notre dessein ne saurait être de tra I passant un sujet gui dcaianderait uae ùtude approfondie. Noua I I nous bornons seuleiuoiit i!i faire remarquer que questions d«l l'tiniiteset subjectivismc s'appellent et s'impliquent mutuelle- 1
(1) Il est clair que c'est tout spécialement un impérieux de- P voir pour les pasteurs et futurs pasteurs. « Notre notion du évaogélique, u a dit M. Sabatior. ■ dépend étroitellaent de notre façon de comprendre le christianisme lui-même, J Vest-à-dire de notre théologie... Dites-moi quelle est i
S4S LE sooMB eBEc.
tioD, à la perfection complète de l'^lre eDtier. « Noué1|
a partie, dit saint Paul (I Cor. XIII,
10118 pmphétisi
partie : mais quand ce qui est p sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque enfant , je parlais comme un enfant , je pensais commH enfant, je raisonnais comme un enfant; loi'sque , Tenu un homme, j'ai fait disparailrc ce qui était de 1^ fant. Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un mil manière obscure, mnis alors nous verrons face à face; . joiird'hui je cnnnais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu, n Noua connaissons en partie, i de oe qnc nous ne pouvons pas atteindre à cette conuaisaance parfaite dont parle l'apôtre, il ne résulte pas que nous ayons le droit de noua dispenser d'y tendre, pas plus que nous n'avons le droit de nous dispenser de tendre à la sainletfi sous prétexte qu'aucun pécheur ne peut avoir icibas la prétention d'y arriver.
théologie, et je vous dirai quel e:
{Deux conceplions du miniïlÈri tienne, I" janvier 1891, p, 2-3).
il de V
nislèr«»:
APPENDICE II
lulte ries observations présentées dans le chapitre V rque, lorsqu'on allÈgue la Science contre le dogme grec, ce a'on oppose â ce dernier, au fond, c'est ou bien certaines LeoDceptions philosophiques, métaiihysiques, improprement 1 décorées du nom de Science, ou bien telle ou telle donnée I àe telle ou telle science particulière.
e qui est de la philosophie, bornons-nous à faire
qu'on ne peut pas se contenter de dire dédai-
ment qun la philosophie condamne le dogme grec,
lie la philosophie condamne... la philosophie