LÈGE^T>E
...a story of the silent âeath 0/ some forsaJien virgin...
Beaumont et Fletciikr.
« Laisse-moi respirer les fleurs de ma vallée.
Tout dort; mais quelle voix des ombres m'a troublée ?
Ah ! nourrice, entends-tu? Mes cygnes ont clianté !
Que je doive mourir avec le chant dit cygne, C'est un royal présage, auquel je me résigne. Combien d'enfants mourront ciui l'ont mieux mérité!
Etrange et triste fable à conter aux veillées !
Mourir, pourtant, rdourirl... Loin des fleur s efleuillées.
Comme se fane tm lys que personne n'a vu !
12 LE DON d'eNFAKCE
0 prince aventureux qui flétris mon aurore, Trop heureuses les mers que ton regard explore ! Tu m'as dit au revoir ; hélas ! t'ai-je revu ?
Les musiques dansaient sur la mer printanière ; Tandis que ses marins regardaient en arrière, Lui, le héros distrait, rêvait de toisons d'or.
Mais dérobe, ô mon cœur, un feu lent a s'éteindre. Quand ses yeux me fuy aient, qu'étais-je pour m'en plaindre? Pour rêver son retour, hélas ! que suis-je encor?
S'il revenait, pourtant... Ah! nourrice, des roses! Mais non, les soirs menteurs m'ont dit ces belles choses, L aisse-moi, soies ses traits, expirer loin de lui,
Toute petite enfant, comme il m' a dédaignée... Mais seule, et sans courroux, en âme trop bien née; Voyez ! et c'est la nuit ; le silence et la nuit... »
LE "REVE "DU VOYcAGE
Que je baise vos yeux, enfin, ô fiancée l Car voici la maison, toujours plus délaissée.
Pauvre toit caressé par tous les vents du nord, Maison triste à son hôte, et que habitait la mort.
Et chère à mes regrets comme une rude aïeule, J e ne reviens pas seul , h toi toujours plus seule.
Mais l'enfant que j'amène est triste comme nous, Ut sous un deuil pareil se cache un cœur plus doux.
Ne crains donc rien de toi pour cette jeune tête ; Son sourire a compris l'âme que tic m' as faite !
Reste le vase amer oîijleurirent des lys: Evoque tous tes morts en face de leur fis.
Car la pitié des morts entoura mon enfance l C'est de ce quHls m' ont dit que me vient ce silence.
Montre a la pâle enfant qui se meurt dans mes bras L'étrange Eldorado qu'elle ne connaît pas.
Qu'elle y voie, en pleurant, des débris de moi-même, Et tâche de l'aimer, puisque ton enfant l'aime.
Elle m'a pénétré comme un subtil parfum,
Et depuis ce soir -la nous ne faisons plus qu'un.
Tu vois bien que f amène une sœur ingénue. Pourrais-tu mieux V aimer situ l'avais connue?