LE RETOUR
Se rouvrait, dévasté par nous-mêmes naguère, Et, par dessus l'humaine et commune misère, C était Vesseulement de nos remords princiers , Un privilège amer de pleurs inessuyés.
Les vœux trop hauts, la vaine et folle impatience. Et tous les maux naissant déplus de conscience! »
LES cA'DIEUX (AU "BOm) T>E LcA mEli
Dieu bénisse vos soirs, reine de mes tristesses. Nous nous étions fait mal dans toutes nos caresses ; Quels longs adieux, 'pourtant, nous avotis échangés !
J'ai baisé dans mes pleurs vos doigts las de leurs bagues ; Tant mon cœur s'effarait devant ces pays vagues Oîi les soirs les plus beaux me seraient étrangers.
Le départ attristait les mers occidentales. Vous m'avez attiré' jusqu'à vos lèvres pâles, Sous vos cheveux royaux semés de fleurs des eaux.
Que de sanglots d'enfant dans ce baiser suprême ! }
Adieux, derniers adieux d'une reine qui m'aime, \
J'ai bien souffert par vous dans les pays nouveaux !
Beaux pays, et parés pour une bienvenue ! Hélas l et que m'était cette terre inconnue ? J'y portais votre amour comme un trophée amer.
Et votre orgueil connut ces paroles bénignes :
« Que vous ai-je donc fait qui rappelle vos cygnes ?
Ah 1 laissez-les, sans vous, retourner sur la mer.
Pourtant, je sens faiblir un cœur longtemps rebelle : Celle qui vous attend est, sans doute, bien belle ? Allez! Mais f en mourrai, déçue en tous mes vœux... »