XIV INTRODUCTION
croyants qui ignorent son essence surnaturelle et s'imaginent qu'ils la peuvent miner avec les débiles outils de leur raison? Les deux buts visés, assainissement du domaine théologique, détermination du concept exact de la théologie, sont atteints.
Cependant, par delà ce résultat qui intéresse surtout le théologien, le chrétien fidèle qui vit sous le théologien, ou mieux, — selon la logique de la conclusion de ce livre, — dans le théologien, éprouve le besoin de faire part, à ceux qui l'ont suivi jusqu'au bout, de la confidence d'une perspective entrevue, dun résultat, en un sens, meilleur, parce que, tout extrinsèque qu'il scit à la recherche théologique, il touche à la vie chrétienne elle-même. C'est cette confidence que j'essaie de faire dans une dernière leçon qui forme comme une conclusion surnuméraire, comme l'épilogue de l'ouvrage, et qui pourrait porter en exergue, à l'adresse des chrétiens et des théologiens, qui veulent aller jusqu'à « la suprême démarche » du dogme et de la théologie, ce mot du Christ à la Samaritaine : Si scires doniim Deil
Puisque la Théologie, le Dogme et le Donné révélé sont un, dans leur fond, c'est donc que l'on peut vivre du dogme et de la théologie! C'est donc qu'ils se méprennent, ces faux prophètes, qui vont répétant que la Théologie scolastique n'a rien pour la vie intérieure, qu'elle est un obstacle, une superfétation, le dernier mot de l'extrinsécisme en fait de vie religieuse! Pourrions-nous douter, d'ailleurs, de leur erreur, quand nous contemplons la sainteté d'un Thomas d'Aquin ou d'un Bonaventure, la piété d'un Duns Scot, ou d'un Banez, le maître en divinité de sainte Thérèse? Et c'est ici la conclusion de ce
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Cours, conclusion apologétique, autant que pratique, puisqu'elle répond aux accusations des immanentistes en faisant valoir la valeur du Dogme et de la Théologie pour la vie surnaturelle.