Sum7na theoîogica, F n^, q. ex, a
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bitant en nous, sans panthéisme, voilà Tamour de Dieu se réalisant en nous, du fait même qu'il est posé au dehors. Eckart' et Luther peuvent venir. La solution est toute prête. Le Concile de Trente la formulera en définissant que la grâce et la charité, infusée par le Saint-Esprit dans les cœurs des justes, leur est quelque chose dinhérent et ne consiste pas dans la seule faveur de Dieu-.
A coup sûr, c'est là une conquête précieuse pour la vie surnaturelle! N'être plus distant de Dieu dans notre marche vers Lui, pouvoir se dire que nous participons réellement dans notre immanence à la grâce de Dieu; que l'image, en quelque sorte virtuelle, de sa nature intime qu'il reforme sans cesse en nous, vit dans notre être, et, sous l'afflux continu de l'irradiation du Saint-Esprit, produit le meilleur de nos actes d'amour divin; que, pour trouver Dieu en toute vérité, le juste n'a, suivant l'admirable parole de saint Augustin, qu'à faire réflexion sur son cœur, redire ad cor, comme disait le prophète Isaïe^, et à adorer et aimer Dieu dans sa propre charité. Telle est, entre beaucoup d'autres, la valeur de vie d'une conclusion théologique ■, dont la teneur est mise hors de contestation par l'auto-
\. Denziger-Bannwart, Enchiridion, SIO sv. •2. Ibidem, n. 820, 821.