Livre premier : Les notions
li'afflnnation humaine. — Nécessité de cette étude philosophique préliminaire, p. 1. — I. L'affirmation humaine en général suppose et vise un Réel absolu, p. 4.
— 1. Ce Réel n'est pas un au-delà de la pensée, p. 5;
— 2. Ce n'est pas un premier et libre décret, p. 6; — 3. Ce n'est pas une règle purement idéale de l'affirmation, p. 8; — 4. C'est la réalité conceptuelle absolue de l'Être en tant qu'être, p. 9. — plénitude de toutes ses déterminations possibles, capable donc d'être identifié avec les objets de l'intuition qui lui sont à priori homogènes, p. 13. — II. Xos affirmations courantes constituent un effort légitime pour restituer en connaissance de cause nos objets d'intuition à l'absolu de Vêtre, p. 14. — 1. Position de la question : Que faut-il entendre par nos affirmations courantes 7 p. 14. — Elles ne sont pas simplement utilitaires^ p. 15. — Leur prétention réaliste.
p. 17. — 2. Possibilité d'affirmations absolues au sujet des réalités d'intuition sensible, p. 17. ■— Une fausse position des termes du problème, p. 18. — Aucune absurdité à ce qu'un objet d'abord étranger à la connaissance entre ensuite dans le champ de la connaissance; d'ailleurs, l'objet ne change pas nécessairement de nature en entrant dans la conscience, p. 19. — 3. Quelques preuves du réalisme de nos affirmations, p. 20 : a) Elles procèdent d'un instinct du Réel qui ne saurait être absolument frustré, b) Tandis qu'on imagine à plaisir, ne perçoit pas qui veut, p. 20. c) Le consensus du sens commun dénonce la permanente identité des objets qui le causent, p. 21. d) Description synthétique de l'Actionpensée : elle postule, sous peine de contradiction, de l'absolu dans nos affirmations quotidiennes, p. 22. — ■ 4. Degrés de valeur de nos difTérentes affirmations, p. 24. — Premier degré : les affirmations concrètes, p. 25 : A. Le fait scientifique, p. 26; — B. Faits d'observation, faits d'expérience, p. 27; — C. Les faits de sens commun, p. 29. — Deuxième degré : les affirmations notionnelles spontanées, p. 30 : A. Affirmations notionnelles positives, p. 31; — B. Affirmations notionnelles universelles, p. 33. — Troisième degré : les affirmations notionnelles réfléchies, analysées, nécessaires ; A. Les notions premières, p. 35;— B. Deu.x groupes de notions premières, p. 37; — C. Les principes premiers, p. 38. — Résume, p. 39.
11. lia RéTélatiou. — Pour se perpétuer identique, sous des formes d'affirmation variables, il faut d'"abord que la révélation ait été affirmée comme vérité absolue, p. 41. — La conception de la révélation com.me expéi-ience religieuse nie cet absolu et qualifie d'anthropomorphique la doctrine catholique qui l'affirme, p. 42. — I. La notion catholique de la révélation n'est pas anthropomorphique, p. 44. — L'accusation. — Sa réfutation par des textes autorisés, p. 45. — Facétie d'un moderniste, p. 47. — La révélation se réalise directement à l'intérieur du sujet, p. 47. — II. La notion mystique de la révélation, p. 48. — Exposé de la théorie, p. 48. — Elle repose sur une confusion entre un charisme indi-
viduel et le charisme social de révélation, p. 49. — Texte de saint Paul à Tappui, p. 50. — Rôle accessoire de l'expérience religieuse dans la révélation, p. 51. — Les bases de la valeur sociale de la révélation : l) L'absolu, dont l'aftirmation humaine est capable, base psychologique, p. 54: — 2) Le caractère social de l'intervention divine, base métaphysique, p. 56. — III. La Doctrine catholique de la Révélation et son explication thomiste, p. 57. — A. Les conditions objective et subjective de la valeur absolue d'une affirmation sont réalisées dans la connaissance de révélation par l'intervention divine, p. 58. —Intériorité et efficace de l'action divine en nous, p. 59. — Influence divine objective, p. 60. — L'influence divine subjective atteint dirc-iement le jugement du prophète, p. 63. — B. Comment concilier la motion de l'inspiration avec l'autonomie du jugement humain? p. 65. — Cette motion actionne et surélève notre lumière intellectuelle, p. 66. — Théorie de l'action instrumentale, p. 67. — C. Les résultats : Jugement ferme, divinement garanti, sur les réalités d'ordre divin, p. 69. — Traduction extérieure, divinement autorisée, de ce jugement dans des assertions, p. 70, — sous l'influence continuée de la lumière révélatrice, p. 71. — Influence divine corrélative sur le vouloir du prophète, p. 72. — Conclusion : La vérité révélée, jusque dans son énonciation extérieure, renforce la fixité reconnue aux affirmations humaines par l'absolue garantie de la science de Dieu, p. 72. — Résumé, p. 73.
III. liC Dog^me. — Sa définition, p. 77. — Est-il substan tieUement identique au Donné révélé? Entre Charybde et Scylla. — I. Le procès du Théologisme. — I. Acte d'accusation : le « Théologisme » confond la valeur collective et la valeur technique des termes, p. 78. — Con-. séquences : la révélation devient un théorème scientifique, la science est dominée par un critère hétérogène, p. 79. — 2. Le Remède : restituer aux énoncés leur valeur collective, par l'interprétation symbolique des termes, p. 80. — Valeur protectrice et purement défensive des définitions dogmatiques, p. 81. — II. La réponse courante, p. 82. — L'épouvantail du dogme-théorème, digne
pendant de la chose en soi, au-delà de la pensée, et de la révélation, vérité tombée du ciel, p. 82. — C'est le sens collectif qui est défini, p. 83. — Preuves : l'existence du sens commun ; la loi du « démarquage » des termes, p. 84; trois exemples : personne, engendré, procession, p. 84. — Conclusion : Il y a une via média entre technique et symbolique : la via média du sens commun, collectif, bien qu'intellectuellement fixe, p. 85. — III. Examen de cette réponse, p. 86. —A. Sa valeur topique. Sa valeur objective appuyée sur des faits psychologiques, p. 87; historiques, p. 88; contemporains, p. 89. — B. Sa critique. 1. Le sens technique est visé par certaines définitions dogmatiques, p. 90. — 2. On objecte au critère du sens commun qu'il est vacillant, difficile à dégager, sujet à des contradictions internes, rudimentaire comme explication, p. 92. — Nécessité, pour maintenir contre ces objections l'autorité du sens commun dans l'interprétation du dogme, de ne pas l'établir seulement à posteriori par quelques exemples, mais d'en faire la théorie, et d'établir son droit à priori à interpréter toute donnée dogmatique, p. 93. — IV. Ce qui rend absolue et définitive la réponse commune, p. 94. — Les affirmations dogmatiques étant des affirmations à forme humaine, disposent comme celles-ci d'un triple jeu d'expressions mentales, p. 95.
— D'où trois cas : 1. Dogmes exprimés en terme de sens commun expérimental : Ce sont de simples réaffirmations du Donné révélé, p. 97; — 2. Dogmes exprimés en notions imagées ou symboliques, p. 101 : -- Leur restitution au sens commun, p. 103; — 3. Dogmes exprimés en notions métaphysiques, p. 106 : — Ils peuvent être interprétés par le sens commun, grâce à l'identité de leur significat à l'étage de la connaissance spontanée (intuition intellectuelle), et à l'étage de la connaissance analysée, métaphysique, p. 110. — Applications, p. 111.
— Distinction entre le sens dogmatique de ces dogmes qui relève du sens commun, et leur sens théologique qui fait appel à la métaphysique de l'être, p. 112. — Conclusion : Le passage entre Charybde et Scylla, p. 113.