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déduisent génétiquement. Ce sont des modes de l'être, premiers, universels, nécessaires, applicables indéfiniment à tout le réel, et dénonçant ses lignes de fond les plus profondes.
B. Deux groupes de notions premières. — Quelques-unes de ces applications sont immédiates, ayant pour sujet l'être lui-même, comme la reconnaissance dans VEtre, dans Tov, du principe qui le fait être ce qu'il est, essence ou nature, et du principe qui fait qu'il est, existence ; et cette division primordiale deviendra la caractéristique foncière de tous les êtres finis, appelés à étoffer l'être en tant qu'être. Tout être fini est, en effet, composé d'essence et d'existence. — D'autres supposent l'intervention de sujets notionnels amenés de l'intuition; l'idée, par exemple, de la dualité intime de tout être physique se formule finalement pour l'analyse, dans l'idée d'une matière à déterminer et d'un principe déterminant correspondant, dune forme. Sous cet aspect général, ce n'est là qu'une explicitation de puissance et acte.
Par une analyse analogue à celle qui a fait jaillir de l'être, en présence du fait du devenir, les notions de puissance et acte, nous verrions sortir du spectacle de la multiplicité des phénomènes évoluant autour de certains axes comme immobiles, la notion de substance et d'accident, formulée d'abord présomptivement par l'intelligence spontanée, et nous verrions s'expliciter à sa rencontre la division première de l'être qui est par soi et de l'être qui est par celui qui est par soi, dichotomie première, nécessaire, universelle, comme celle de puissance et d'acte, expliquant non plus le devenir mais l'être actuel lui-même, terme ou source du devenir. Appliquant à la substance la division de
puissance et d'acte, nous la verrions se partager en nature ou essence, principe de détermination spécifique, et en subsistence, principe d'achèvement de l'actualité de l'essence; un pas déplus, et la subsistence conçue dans une nature intelligente, nous donnera la personne.
C. Les principes premiers. — Sur ces catégories suprêmes, suggérées par l'intuition, consacrées comme attenant aux racines de l'être par le désenveloppement manifeste qu'opère, devant l'esprit attentif, l'être en tant qu'être, se fondent des principes premiers, principes de substance, principe de raison suftisante, de causalité, de finalité, principes régulateurs de la tendance humaine vers le vrai et le bien, ces attributs de l'être. Par une réduction facile, et qui a été maintes fois faite, et bien faite, on montre que ces principes ne peuvent être niés, une fois les notions qu'ils mettent en jeu déclarées comme appartenances de l'être, sans violer la loi fondamentale de l'être lui-même, le principe d'identité ou de contradiction. — On va plus loin, et par une application de ces principes nécessaires à l'ensemble du donné d'intuition totalisé sous la maîtrise des catégories, on établit la rigoureuse nécessité de la supposition d'un Transcendant à FEtre lui-même, on justifie le verdict spontané du sens commun humain, proclamant l'existence de Dieu. Ainsi s'achève le rêve du départ, l'intégration à partir du donné intuitif, de l'être en tant qu'être.
Je n'insiste pas. C'est une marche que je jalonne, non pas une démonstration en règle de tous ses moments. Puissent les quelques linéaments que j'ai esquissés çà et là vous en rendre sensible la légitimité. Si ce que j ai dit, et qui est amplement et ri-
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goureusement démontré ailleurs ' , vous paraît quelque peu réel, je n'ai plus qu'à tirer la leçon qui se dégage de ces trop longs commentaires.