‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 22 sur 130 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Dans l'ordre de la Vérité, Ihomme n'est pas créateur : c'est un honnête artisan dont la tâche est déterminée d'avance.

L'idée de la Réalité^ de VEtrey s'impose à son esprit dès qu'il se met à penser : il ne peut s'y soustraire; elle ferme son horizon; elle s'impose à toutes ses démarches et oriente d'emblée toute son activité. La signification de son labeur tient tout entière dans cette devise : atteindre ce qui est, redire mentalement ce qui est ontologiquement, égaler sa pensée à l'absolu de l'être.

Or, la pensée humaine réelle, prend corps dans les données d'intuition. Le sens du travail de l'esprit ne saurait donc être autre que ceci : faire rejoindre l'absolu de l'être aux données d'intuition.

Est-ce possible? Est-ce effectivement donné? Comment est-ce donné? Telles sont les trois questions parcourues.

Réponses : 1° C'est possible, dès là qu'on ne fausse pas le fait primitif de la connaissance intuitive, — qu'on ne se forge pas l'idée d'une réalité en soi étrangère par défmition à la pensée, — qu'on accepte la donnée obvie de la connaissance qui est celle d'un réel en soi qui a son chez-soi en nous du fait que nous le connaissons.

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