LoiSY, Simples réflexions, etc., p. î
.3. Tyrrell, Through Scylla and Charybdis, c xii, London, 1907, p. 314. Cf. Théologisme, — Revue prat. d'ApoL, 13 juillet 1907, p. 501-302.
croire qu'on explique quelque chose en assimilant la révélation à l'acte d'un professeur qui expose d'autorité à un auditoire non compétent le résultat de recherches dont cet auditoire ne saurait entendre la preuve' ».
Je crois que ces citations sont claires et mettent en évidence Tidée que l'on nous prête, et dont on se sert comme d'un repoussoir, pour nous rejeter à l'extrême opposé.
Si nous faisions un examen positif des modalités de la révélation chrétienne, il nous faudrait ici réserver Jésus-Christ. Le Christ, remarquait Spinoza, concevait la révélation divine en elle-même et d'une façon adéquate, — étant moins un prophète que la bouche même de Dieu, — et appropriait ses pensées, non aux opinions des Juifs, mais aux opinions et aux principes qui sont communs à tout le genre humain, en d'autres termes, aux notions universelles et vraies 2. Mais la discussion de cet aspect de la question nous entraînerait trop loin, et puisque le débat porte sur la révélation en général, telle quelle aurait eu lieu pour le Christ lui-même, s'il n'avait été qu'un prophète, je préfère m'en tenir là; je montrerai que, même en acceptant ce minimum d'intervention divine que représente la connaissance prophétique entendue au sens paulinien de connaissance du mystère divin (I Cor., XIII, 12), ce nest pas la notion de la révélation que maintient la théologie qui est déconcertante et naïve, mais la manière dont on l'interprète.
Puis donc que Ton s'en prend à la « théologie sa-