‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 37 sur 130 · Cf. Deuxième leçon^ p · texte numérisé non relu

Cf. Deuxième leçon^ p

Et d'abord, l'Église elle-même nous fixe sur ses intentions. Voici ce que dit à ce sujet le concile du Vatican : « La doctrine de foi, que Dieu a révélée, n'est pas une invention philosophique, qui serait à parfaire par les ingéniosités humaines ; c'est un divin dépôt, remis à l'épouse du Christ, pour être gardé fidèlement et être déclaré infailliblement' ». La conséquence est claire : Si les systèmes philosophiques ne sont pour rien dans la rédaction de la formule révélée, comme il apport, ils ne doivent compter pour rien dans la définition explicative qu'en fait l'Église par le dogme. Et cette réponse veut être généralisée et étendue à tout ce qui, dans les catégories philosophiques ou populaires, historiques ou cosmologiques, d'une époque, d'une race, d'une école, n'est pas capable d'une signification collective, s'adressant à toutes les époques, les races, les écoles. — Mais, quelle peut être cette signification commune à tous que l'Eglise entend définir? C'est évidemment la signification qui s'adresse à ce qu'il y a de fixe et de permanent dans l'intelligence naturelle de l'homme, sous toutes les différentiations accidentelles des races et des mentalités. C'est l'intelligence des assertions accessible au sens commun humain, sens dont nous avons établi l'effectivité dans notre première leçon ^ : Voilà ce qui est révélé, voilà ce-qui est défini, voilà le sens qui ne change pas.

D'ailleurs le langage lui-même se prête à cette exégèse collective, et l'on peut, en matière dogmatique, en donner des exemples obvies. C'est ce que manifesteront les brèves observations que voici :

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