‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 38 sur 130 · Cf. p · texte numérisé non relu

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1. C'est un fait de linguistique bien connu que les termes de systèmes, philosophiques ou scientifiques, venant à se vulgariser, subissent une sorte de démarquage y selon l'expression topique duP. AUo^ Ce sont sans doute encore les mêmes mots, mais monnayés pour la commodité de tout le mxonde. C'est le sort du mot Evolution de nos jours. A l'époque alexandrine, c'était le cas du mot logos, et de bien d'autres. Ces termes ont alors un sens large, délimité par ce que le sens commun ordinaire sait dégager de la catégorie précise à laquelle ils se rapportent originairement. Évidemment, celle-ci reste toujours un point de repère utile, et, s'il s'agissait de science, elle ne serait pas de trop : mais il s'agit de notifier à tous l'existence ou la manière d'être d'une réalité divine, et l'on doit penser que pour signifier une chose qui dépasse infiniment nos conceptions, l'intelligence large des termes en vaut une autre; qu'elle est préférable môme, puisqu'elle dit dans le langage de tous ce qui est destiné à être cru par tous.

2. Voici maintenant, à l'appui, quelques exemples historiques de traduction de termes techniques en termes de langue vulgaire. Je cite ceux que l'on allègue le plus communément. Soit le mot personne : on entend généralement par personne un être raisonnable et libre, capable, en conséquence, de se conduire lui-même, sui juris, capable aussi d'être un principe et un terme de relations sociales, d'un mot, ce que nous comprenons tous quand nous disons ou entendons le mot Je ou MoP. Et cela suffît, dit-on,

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