Denziger-Bannwart, Enchiridion, n
2. Comparez le symbole de saint Léon IX, Denziger-Bannwart, Enchiridion, n. 344 (293) fin.
pour le Retou?' à la ne. Le dogme contiendrait une élaboration matérialisée du fait rapporté dans l'Evangile, dans lequel la survie serait notée comme une survie idéale, comme une suite d'apparitions subjectives. Pas plus que M. INIangenot^ je ne puis voir cela dans l'Évangile, et encore moins dans les discours des Actes des Apôtres et dans saint Paul. Il semble bien que le reproche d'élaboration doive être bien plutôt adressé à ceux qui ont construit la thèse de la résurrection idéale. « Il n'y a pas de milieu, dit le P. Allô, entre mort et non mort... Peu importe que la raison de cette vie qui suit la résurrection échappe à mon analyse. On peut distinguer pertinemment ce qui est vivant de ce qui est mort sans penser aux quelques conditions de la mort et de la vie que notre science a pu découvrir... Sans cela..., il n'y aurait que des biologistes, des médecins, des philosophes attitrés, à comprendre ce qu'ils disent quand ils prononcent ces mots de vie et de mort - ». C'est dire que l'expérience commune a été pleinement compétente pour reconnaître, apprécier et affirmer la résurrection réelle, le fait de la survie du Christ, en dépit des mystères concomitants, sur des indices aussi effectifs que le fait de boire ou de manger, de parler, de présenter son corps à toucher : Palpate et videte quia spiritus carnem et ossa non hahet sicut me ndetis hahere ^. Et, dès lors , le concile de Tolède, comme saint Léon IX, ne font que reproduire — en termes de sens commun — en insistant sur sa vérité effective, verani resurrectionem, — un témoignage du sens commun.
4. La résurrection de J.-C., dans Revue prat. d'apoîog., 1908-1909.