‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 57 sur 130 · Pouvons-nous aller plus loin, et, toujours · texte numérisé non relu

Pouvons-nous aller plus loin, et, toujours

respectueux du Mystère, nous élever à une connaissance vraie de l'essence divine elle-même?

De fait, les philosophes traditionnels semblent bien prétendre à décrire cette essence même, lorsqu'ils disent par exemple : Dieu est létre par essence. Dieu est acte pur; ils croient caractériser Dieu lui-même, lorsqu'ils disent qu'il est bon, parfait, intelligent, la bonté, la perfection, l'intelligence mêmes.

Quelle est la valeur de ces affirmations ?

La solution de cette question dépend des principes qui viennent d'être posés à propos de l'existence de Dieu. Nous avons, en effet, démontré que l'idée de l'être en tant qu'être trouvait à se réaliser dans l'Infini divin. Or, s'il est, parmi les concepts que nous possédons, des idées qui soient totalement réductibles à l'être comme tel, pourquoi ne participeraient-elles pas à sa puissance analogique de distribution dans les deux mondes du fini et de l'infini? Nous ne percevrons évidemment pas directement la réalisation de ces perfections dans l'absolu; mais puisque l'être est capable de se réaliser ainsi, puisque de fait il s'y réalise, nous saurons que ces perfections s'y réalisent aussi, formellement bien qu'analogiquement, nous le saurons, ici encore, en connaissance de cause [de cause de la science que nous en aurons, non de cause de l'être même de ces perfections), nous saurons, en d'autres termes, que l'attribution formelle que nous faisons, lorsque nous disons : Dieu est bon, est vérifiée en Dieu, que cette proposition est véritable ^

Or, cette propriété d'être réductible à l'être appartient à toutes les propriétés dites perfections pures et

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