Cf. Gap.rigol-Lagrange, op. cit., p
simples, l'unité, la bonté, la vérité, Taséité, Tactualité, la perfection, ainsi que le démontre abondamment saint Thomas pour plusieurs de ces qualités dans les questions consacrées aux attributs divins ^ .
Nous avons donc, grâce à ces attributs, une connaissance rraie de la quiddité divine. Nous concevons Dieu tel qu'il est, évidemment d'une manière très imparfaite, car le mode d'existence en Dieu de ses attributs nous échappe, mais dune manière très réelle et que nous pouvons représenter par des proportions parfaitement intelligibles, celle-ci, par exemple : Ce que le concept de perfection est vis-à-vis de l'être (que nous connaissons par abstraction à partir de Tetre contingent), quelque chose que nous pouvons nomm^T pe?'fection l'est vis-à-vis de l'être divin.
On a dit que de telles propositions n'étaient pas « éclairantes », parce que deux de leurs termes sont inconnus et qu'une proposition n'est éclairante que si trois de ses termes sont connus-. Mais il y a dans notre cas, trois termes connus, car l'être tant qu'on le maintient dans sa compréhension idéale, tant qu'on ne le conçoit pas dans sa réalisation effective, ici finie, là infinie, tant qu'on le considère comme analogue, joue le rôle d'un véritable moyen terme, distribuant proportionnellement son indivisible significat dans l'un et l'autre mode d'être^. Assurément, je ne puis le suivre d'un regard direct dans sa réalisation divine, mais je sais qu'il s'y réalise, et je sais, d'autant, que le concept de perfection qui lui est réductible s'y réalise
\. Cf. l'exemple typique de la réduction du Bien à l'Être, Summce theoL, I», q. V. a. l, ad 1™.