‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 80 sur 130 · Summa theoL, 11^ U^. q. V, a · texte numérisé non relu

Summa theoL, 11^ U^. q. V, a

2. On l'a bien vu récemment, lorsque M. Loisy, forcé dans ses t'.erniers retranchements, s'est dépouillé tout à coup de la Tliéologie •orthodoxe dont il retenait nombre de formules jusqu'à la dernière extrémité, au point de faire illusion jusqu'à des théologiens réputés experts.

tique s'en rapporte aux théorèmes de la géométrie : autant pourrions -nous en dire de certaines autres parties de la" physique moderne vis-à-vis des mathématiques. En ce cas, la science subalterne fait comme un acte de foi dans la supérieure et, par Tintermédiaire de cet acte de foi, se relie à ses certitudes ^ Évidemment, pour que cette continuité soit réelle, il faut que l'acte de foi soit fondé.

Or, tel est, au premier chef, l'acte de foi surnaturelle. 11 est fondé sur le témoignage direct de Dieu. Celui qui croit au Fils de Dieu a en soi le témoignage de Dieu -. C'est donc par la foi au dogme que s'opère la communication de notre science théologique avec les évidences de la divine vision; c'est aux vérités de foi comme telles, c'est-à-dire en tant que crues de foi divine, que la théologie doit d'être une science.

Celui qui a perdu la foi garde ses habitudes d'esprit théologiques, mais elles ne sont plus que le masque et comme le cadavre de la vraie science théologique. Il n'y a pas de théologie hérétique.

La foi scientifique, produite par l'évidence de certains motifs de crédibilité, foi acquise, foi humaine, foi naturelle, garantit une certaine correspondance entre la théologie et la science de Dieu, puisque l'apologétique démontre rigoureusement que Dieu parle dans son Église et que tous les dogmes de l'Église sont, au point de vue humain, croyables de foi divine 3. Mais il est clair que la certitude qu'elle

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