‹ Le donné révélé et la théologieChapitre 84 sur 130 · Denziger-Bannvvart, Enchiridion, n. 1G · texte numérisé non relu

Denziger-Bannvvart, Enchiridion, n. 1G

Et c'est pourquoi cette science dirigée du dehors par la foi, cette « science de croyant », ne saurait assurer dans toute sa plénitude l'homogénéité du donné théologique avec le donné révélé. La science a ses limites, Ihistoire a ses lacunes, la critique ses hésitations et ses méprises. Concevoir le donné théologique en dépendance de Tétat actuel ou même possible de la science, même orientée ou approuvée par renseignement de l'Église, serait condamner le point de départ du raisonnement théologique à un minimisme exorbitant ^ De plus, ne serait-ce pas retomber dans l'inconvénient que nous avons signalé à propos de l'apologétique? N'y a-t-il pas dans le simple fait d'appuyer le donné théologique sur des preuves rationnelles, même estampillées par la foi, un obstacle à son homogénéité avec le révélé ?

Il faut donc en venir à la troisième manière de procurer la jonction de l'enseignement de l'Église avec le donné primitif. C'est l'objet que se propose la théologie positive proprement dite. Sans doute, cette doctrine ne laisse pas de chercher à prendre possession par des moyens scientifiques de la parole de Dieu déposée dans l'Écriture et les traditions apostoliques, mais ce n'est là que l'élément secondaire de sa tâche : « Pour avoir l'objet de la théologie positive dans son ultime détermination, dit le P. Lemonnyer-. il faut ajouter une clause essentielle qui est la proposition ou l'enseignement de l'Église... Il

1. Nous aurions une théologie suruaiurelle quoad modum, du côté de ses principes mêmes, qui ne manque pas d'une certaine analogie avec la foi surnaturelle quoad modum, des théologiens de la Société, cf. siur cette dernière. 4. Gardeil, Réponse à M. Bainvel, Rev. prat. d'apol., io nov. 1908, p. '2'i et suiv.

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