De la conservation de la sante Ch. XII. Livr
Chartier, ce Plomb sacré, ce remède sublime A toute la science, imposera des lois, Comme tu le décris, et comme en fait to ps 2e Le premier médecin du plus puissant des Roys.
L'Ignorant par son art ne fera plus de crime L Si du présent céleste il sait faire le choix :
Ce divin minéral tous les mourans anime, Le) Et répand dans le corps cent baulmes à la fois. A à
Il s’unit aux métaux, les suce et purifie ; Il fait suer, vomir, il purge, il fortifie.
Tirons-le de la terre et l’élevons aux cieux : |
Puisqu’en lui les verlus des métaux se rencontrent, Si les métaux sont Dieux comme leurs noms le montrent, Doit-on pas avouer qu’il est le Dieu des Dieux.
Mais le livre de Jean-Chartier ne fut pas favorablement accueilli par la Faculté qui avait alors pour doyen Guy-
Patin. Jean Chartier adressa une requête au Parlement
contre un décret que la Faculté avait rendu contre son livre. La Faculté décida d’entamer un procès et de con- a traindre Jean Chartier à lui demander son approbation.
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Patin, au nom n de é. Faculté, plaida devant le .
Gay
lemént etee qu il reprochait surtout à Jean Chartier, c'était 2
de n’avoir pas demandé lapprobation de la Faculté (4). : ee < MM. dit-il, la Faculté de médecine de Paris pour. FAQ laquelle j je parle comme Doyen, ne manque pas de raisons
très valables et très bonnes contre son adversaire,
M. Jean Chartier. ge =
« Luy et son avocat ont changé l’état de la cause, et
ont dit beaucoup de choses qui ne servent icy de rien et
qui ne sont point au subjet dont il y a controverse entre la Faculté de médecine et Jean Chartier ».
« Ils ont parlé de l’antimoine comme d’un très bon mé- pue dicament parce que le présent libelle, dont il est question, traite de l’antimoine. Mais Messieurs ce n’est point ce qui me peine. Que l’antimoine soit bon ou non, il n’importe pour le présent, ce n’est point icy que cette ques- = tion se peut décider, ni le lieu de débattre cette controverse...»
Ce que Guy Patin reproche surtout à Chartier, c’est
d’avoir publié son livre sans consulter la Faculté, et il rappelle les décrets de la Faculté de 1505, de 1535. "Il : cite des faits prouvant que la Faculté a jugé des cas étran- : gers à la Faculté de Paris, en 1607, (affaire des méde-
.{, Biblioth. de la Faculté de médecine de Paris, Mss 237.
“des médecins et on de au He “AT soutenait avec raison que. les livres de étaient du ressort. de la Faculté. et étaient sujets à son
examen. | ASS res
« Nul de notre ER disait-il, n’a | jamais rien te à
imprimer du sien ou d’autruy qui ne soit soumis à la dise
cipline de l’Eschole ; qui n’en ait eu la licence, le consen-
tement et Papprobation. C’est ainsi que les œuvres de
Monsieur J. Riolan ont été mises en lumière : les com à
mentaires de Monsieur Moreau sur l'Eschole de Salérne:"1"
les Commentaires de Monsieur Martin sur Hippocrate, etc ». 2 es
La Faculté avait fait imprimer et distribuer ce décret à tous les docteurs. |
Monsieur Chartier ne pouvait arquer de son ignorance et il savait que son livre devait avoir lapprobation de la Faculté, et c’est lui, le coupable qui fait un procès à la Faculté. Et Guy Patin terminait par celte péroraison : « Si Chartier n’est, par votre arrest, réduit à son devoir, adieu les statuts et les lois de notre Faculté, adieu notre discipline, vu que par un contretemps et une périlleuse conséquence, personne ne voudra plus faire son devoir, : ni s’acquitter de sa charge sous espérance d’impunité. C’est la prière que je vous. fais de la part et au nom de toute notre Faculté qui est la mère nourricière et tutrice de cette grande ville pour la conservation de laquelle nous employons nos études, nos travaux, nos veilles et nos vies. Renvoyons donc, Messieurs, Jean Chartier à
notre discipline, afin qu’il ne porte point à l'avenir mau-
ERA * Fr À si { 4 + 2UE Re ss F2 A ra PS 0) ag ÉTÉ Gieréam servate Deam PÉRRUERS Urbem.
Claude Germain, Docteur uen e répondit (1652) dans un autre livre intitulé: « Ortodoxe, ou de l'abus de l’antimoine, dialogue très nécessaire pour détourner
ceux qui donnent ou prennent le vin et poudre d’éméti-
que; où il est prouvé par raisons tirées de l’antimoine et
nouvelle médecine où chymie que les préparations ne
peuvent oster à l’antimoine ses qualités vénéneuses ».
Suivant l’usage du temps le Se commence par un
sonnet de J, Pousset. ji Es
Germain, lon grand sçavoir esclatte en ce traité Qui vient chasser l'erreur de la nouvelle Escole ; L’Antimoine est par terre, et dessus ta parole L’on n’y fondera plus l’espoir de la santé.
Trop longtemps le malade en parut enchanté :
Mais tu romps aujourd’hui ce charme si frivole, Ton nom va faire bruit de l’un à l’autre pôle, Et partout où ton art a de la dignité.
Ce plomb, le Dieu des Dieux, comme quelqu'un l'appelle N'a trouvé qu'un Chartier, armé pour la querelle,
Tu n’en auras pas moins de gloire à triompher
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est. divisé en 4 entretiens 02 Vi | € Au premier il est prouvé que le violent tonte est … Er
d’un très dangereux usage aux fiebvres continuës. SR LE Au second, qu'il n’est pas même nécessaire aux fiebvres intermittentes. ee + <e DR.
Au troisième, la nouvelle médecine de Paracelse et de 5 : chimistes, après un diligent et fidèle examen, est réfutée et il est montré que Paracelse et les meilleurs chimistes n’ont jamais mis en usage le vomitif d’antimoine pour la guérison de la fiebvre. | Au quatrième des vertus de l’antimoine, propres ou acquises par la préparation qu’on luy donne aujourd’huy, sont à peine découvertes, reconnuës et condamnées de poison, et enfin il est suffisamment répondu aux poincts les plus principaux du livre intitulé :
« La science du Plomb sacré des sages ? »
Ce livre consiste en discussions entre trois personnages, latrophile, Philalèthe et Orthodoxe. É Orthodoxe reconnaît trois sortes de purgatifs, les uns doux, excitant l’estomac aux vomissements, les seconds, médiocres, agissant par leur qualité âcre et mordicante, les troisièmes le troublent entièrement et l’offensent. Ceux-là (l'antimoine) sont mauvais.
Le 26 mars 1652, 61 docteurs régents donnèrent leurs sentiments touchant l’antimoine. Nous les reproduisons Ice « Nous soubsignez, docteurs en médecine de la Faculté de Paris, certifions à tous qu'il appartiendra, que les qua-
lités de lantimoine ayâs esté par un long usage et une
nombre . ces le qu ent a avec beaucoup. de prudence et de dextérité. me se on
En foy de quoy nous avons voulu signér cet escrit.
Fait à Paris le 26 mars mil six cens cinquante deux. ; = d / Suivent 61 signatures (1).
: L'année suivante 1653, Eusèbe Renaudot publia son