Petits Bollandistes, t. XI, p
« En plusieurs endroits on invoque saint Urbain pour la prospérité de la vigne *. »
Contre le phylloxéra peut-être les viticulteurs pourraient-ils s'adresser également avec confiance à saint
u On invoque saint Magnus pour obtenir la destruction des vers, des chenilles et de tous les insectes et animaux nuisibles aux moissons, aux arbres et aux prés2. »
Le paysan n'a pas seulement à se défendre contre les animaux nuisibles; il aime à entourer de ses soins les animaux qui le servent. Les saints protecteurs du bétail abondent. Contre l'épizootie, on recourt à sainte Saturnine, dans l'Artois; à saint Siméon, dans l'Orne ; à saint Sébastien, dans l'Anjou; à saint Guérin, dans la Savoie; à Saint- Viance, dans le Limousin, etc.
« Le dimanche de l'Assomption, à Saint-Viance, les habitants amènent leurs bestiaux devant la porte de l'église et on les bénit avec les reliques du saint3. »
Saint Éloi est le patron des chevaux*. Pour les
i . Petits Bollandistcs, t. VI, p. i ,
a. Vie et Culte de saint Gilles, l'un des quatorze saints les plus seeourables du paradis, par de Kerval. Le Mans, Leguî- Cheux-Gallienne, 1875,111-18, p. 2i3.
Petits Bollandistes, t. I, p. 83.
. /' tits Bollandistes, 1 XIV, p. ib.
des Pèlerinages
vaches, on invoque, en Bretagne, saint Corneille dit Cornéli ', et dans le Nord, sainte Brigide :
« A Bus, au diocèse d'Amiens, on célèbre la fête solennelle de sainte Brigide, le premier dimanche de mai avec neuvaine. Le but du pèlerinage est d'attirer la bénédiction du Ciel sur les vaches 2. »
Il ne faut pas confondre sainte Brigide avec sainte Brigitte, à laquelle on fait en Belgique des pèlerinages dans le même but :
« Près de Fosses, dans le diocèse de Namur, dit Mgr Guérin, les paysannes font bénir, le i01' février, des baguettes avec lesquelles on touche les vaches malades pour les guérir \ »
A Estaing , diocèse de Rodez, c'est saint Fleuret que l'on va invoquer concurremment pour les bestiaux, les épidémies de tout genre et la préserval ion des biens de la terre :
« Les nombreux pèlerins qui se rendent à son tombeau pour demander à Dieu ces grâces par son intercession, ont coutume de faire bénir du pain et du sel qu'ils emportent pour en faire un saint usage chez eux *. t>
r. Petits Bollandistes, t. XI, p. i3z.