‹ Le dossier des pèlerinages, suitè de L'arsenal de la dévotionChapitre 58 sur 117 · Hagiologie nivernaise, p · texte numérisé non relu

Hagiologie nivernaise, p

des Pèlerinages 191

Lorsqu'on trouverait, grâce à ces relevés minutieux, un total de douze ou quinze mètres carrés d'étendue superficielle pour l'ensemble du crâne d'un même ^aint, on pourrait du moins évaluer à peu près de combien de morceaux en trop nos églises sont dépositaires. Quant à démêler les faux d'avec les vrais, il n'y faudrait pas encore songer. Autant vaudrait rechercher dans le sable broyé des plages les débris assurés d'une même coquille. Tâche à faire frémir ! Rien que d'y penser, le vertige vous prend!

On accepterait en bloc tout ce bric-à-brac pour authentique, que ses vertus miraculeuses n'en seraient pas prouvées davantage ; il n'est cependant pas sans intérêt de montrer que la plupart de ces prétendus instruments de prodiges n'ont même pas la provenance qu'on leur attribue. C'est une œuvre que nous rendent facile les aveux des écrivains catholiques.

Après avoir mentionné les chefs des trois saints Fusien, Victoric et Gentien, qui, d'après lui, sont « aujourd'hui l'objet d'une grande vénération à l'église Notre-Dame de Beaugency », Mgr Guérin observe :

« Il y a évidemment erreur dans l'attribution de ces reliques, en ce qui concerne saint Gentien, dont le chef fut conservé jusqu'à la Révolution à l'abbaye de Corbie; et aussi en ce qui concerne saint Victoric, dont le chef est encore aujourd'hui vénéré à l'église de Saint- Quentin1. »

Page 1