Petits Bollandistes, t. Il, p. 4i<j
iq8 Le Dossier
Les reliques de saint Germain, conservées à l'église Saint-Eusèbe d'Auxerre, reliques que Mgr Guérin qualifie lui-même de « douteuses » , paraissent destinées à ne se voir jamais nettement classées :
« Le procès de vérification, comemncé, laissé, repris, laissé encore, est toujours pendant devant la cour épiscopale, et ne sera probablement jamais ter-
Les religieux de Saint- Hubert attaquèrent autrefois leurs collègues de l'abbaye d'Autray, lesquels se permettaient d'exhiber un os de leur patron, « objet d'un pèlerinage considérable », ce qui explique de reste l'indignation des bons pères. Le débat, porté jusqu'en cour de Rome, après avoir été successivement plaidé devant l'évêque de Bâle, puis devant l'évêque de Toul, « ne fut point jugé, nous dit-on, quant au fond2 ». Après avoir essuyé toutes les injures des religieux de Saint-Hubert et les hochements de tète indécis des personnages les plus considérables, l'os en question continue de figurer assez tranquille dans l'église paroissiale de Rambervillers.
Parmi les saints dont les reliques sont multipliées avec une surabondance inquiétante, on ne saurait passer sous silence saint Jean, saint Roch, saint Panracce. Baillet disait, au siècle dernier, des reliques de saint Pancrace :
i. Petits Bollandistes. t. IX, p. 144.