‹ Le dossier des pèlerinages, suitè de L'arsenal de la dévotionChapitre 86 sur 117 · Les Trois J<umc, t. IV, p · texte numérisé non relu

Les Trois J<umc, t. IV, p

attribuer. La palme n'est même pas un signe d'un caractère exclusivement chrétien. Sans sortir de Rome, on peut s'assurer, en parcourant la voie Appienne, que la palme figure sur le plus grand nombre des tombeaux païens. Du reste, Mgr Gaume avoue lui-même qu'on a cessé d'attribuer aux palmes des Catacombes aucune valeur indicatrice dans la recherche des martyrs :

« Nous devons ajouter que, malgré ce décret, malgré les preuves multipliées de la signification de la palme sur les tombes primitives, Rome, par' une prudence qu'on ne saurait trop admirer, ne relève aujourd'hui que les corps accompagnés du vase de sang *. »

De ce fait il résulte déjà cette situation fort piquante qu'un bon nombre de martyrs, ceux à la palme, qui, pendant plusieurs siècles passaient pour des martyrs certains, que dis-je, très certains (certissimi) devraient être aujourd'hui classés de droit dans les douteux.

Maintenant les martyrs à la fiole méritent-ils être accueillis avec beaucoup plus de foi? Le décret même de i863, qui a pour but de fixer le rôle de la fiole, nous laisse fort hésitant sur ce point. Nous y lisons en effet que, si la cour de Rome a jugé ce décret nécessaire, c'est parce que, a de nos jours, sont survenus des hommes d'une haute érudition, très versés en

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