‹ Le dossier des pèlerinages, suitè de L'arsenal de la dévotionChapitre 9 sur 117 · Petits Bollandistes, I · texte numérisé non relu

Petits Bollandistes, I

3. Signification des symboles constatés à Pontmain, par l'abbé Boullan. Pont-nain et Paris, 1871, in-8°.

semée d'étoiles à cinq pointes rappelait, par un singulier hasard, le plafond de l'église ; et encore que le curé du Pontmain, très-dévot à la Vierge, faisait toujours brûler devant son autel , pendant les prières du soir , quatre bougies disposées devant l'image de la même façon que les enfants devaient les voir dans la prétendue apparition, deux à la hauteur des genoux, deux à la hauteur des épaules1. Tous les récits sont d'accord sur ce fait où Ton aime mieux voir une délicatesse d'en haut qu'une preuve de la mémoire des enfants.

Du reste, il ne fait pas bon douter de l'apparition du Pontmain. Pour s'être permis d'en rire, un meunier fut trouvé mort dans sa voiture ; et un autre incrédule, « qui avait traité les pèlerins d'aveugles, perdit tout à coup l'usage d'un de ses yeux en retournant à sa maison » 2. Il ne serait donc pas impossible que l'évêque de Laval fût sous le coup d'une certaine intimidation lorsque, l'année suivante, Sa Grandeur crut devoir consacrer, par un jugement, la réalité de l'apparition. Même pour un membre du clergé, il ne laisse pas d'être dangereux, nous l'avons déjà vu, d'émettre des doutes sur les manifestations d'en haut. Sans aller bien loin du Pontmain, à Auray, la légende nous apprend que le régent de Pluneret, ayant envoyé son vicaire renverser le plateau aux offrandes installé sur un escabeau, par le paysan auquel sainte Anne avait marqué la place de son temple futur, vicaire et régent furent châtiés, cha-

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