‹ Le dossier des pèlerinages, suitè de L'arsenal de la dévotionChapitre 96 sur 117 · Assemblée générale des comités catholiques, 1874, p · texte numérisé non relu

Assemblée générale des comités catholiques, 1874, p

des Pèlerinages 323

la société chrétienne, je la trouve au livre d'Esther, laquelle, nous dit l'historien sacré, priait et conjurait le Seigneur, Dieu d'Israël, en disant : « O vous Sei- » gneur, qui êtes notre unique Roi (le descendant de » David était en exil), venez à mon aide dans mon » isolement. »

y> Tel est le cri de Rome, le cri de l'Église persécutée par les uns, trahie par les autres, délaissée de tous. Tel est le cri de la France, qui attend un chef, qui appelle un maître, qui n'en a pas, et qui, sans alliance au dehors, sans cohésion et sans force à l'intérieur, n'a d'espoir que dans le Roi des Cieux l. »

Il était difficile, sous le régime républicain, de réclamer un roi avec plus de clarté et avec plus d'aplomb.

Les croix de flanelle rouge firent pour la première fois leur apparition en cette circonstance : « coïncidence pleine d'avenir, remarquait le rapporteur du comité des pèlerinages, car, ne l'oublions pas, c'est dans la basilique de Notre-Dame de Chartres qu'en 1 146, saint Bernard a prêché la seconde croisade. »

On était en pleine tentative de fusion, période de grosses intrigues ourdies par de petits hommes, et qui paraît devoir fournir à l'histoire des éléments moins graves que bouffons. Le Pèlerin^ rendant compte de la manifestation de Notre-Dame de France, au Puy, — manifestation plus nationale que jamais! — écrivait :

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