M. OU G OS
Contre moi ?
LA BU ANC HE
Contre vous... « Eh quoi! a-t-elle dit , M. Or- « gon nous manque de parole? Qui l'auroit cru? « Ma fille désormais ne doit plus espérer d'étac< blissement. »
m. on GON.
Quel tort cela peut-il faire à sa fille?
LA BRANCHE
C'est ce que je lui ai répondu ; mais comment voulez-vous qu'une femme en colère entende raison? c'est tout ce qu'elle peut faire de sang-froid. Elle a fait là- dessus des raisonnements bourgeois On ne croira point dans le monde, a-
t-elle dit, que Damis ait été obligé d'épouser une fille de Chartres; on dira plutôt que M. Orgon a approfondi nos biens , et que , ne les ayant pas trouvés solides , il a retiré sa parole.
M. ORGON
Fi donc! peut-elle s'imaginer qu'on dira cela?
LA BRANCHE
Vous ne sauriez croire jusqu'à quel point la fureur s'est emparée de ses sens ! . . . Elle a les yeux