‹ Le double veuvage, comédieChapitre 20 sur 252 · LA COMTESSE, LA VEUVE, FROSINE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, LA VEUVE, FROSINE

LA COMTEâSE.

Ménagez votre poitrine, madame, ménagez votre poitrine : gémir, soupirer, sanglotter, toutes ces démonstrations de douleur vous feroient plus de mal que la douleur même.

LA VEUVE

Hélas !

LA COMTESSE

Ça, madame, n'éludez point la proposition que je vous fais; répondez moi précisément : vous m aimez point à voir votre nièce, je veux l'éloigner de vous, et la marier en province : ne voulez-vou* pas bien lui faire quelque présent ?

LA VEUVE

Voici le quatrième jour de mon veuvage : le quatrième , n'est-ce pas , Frosine ?

frosine, sur te même ton.

Le quatrième , oui.

la vtuve, à la comtesse.

Eh bien ! madame , depuis ce temps-là je n'ai pris aucune nourriture.

frosine.

Nous ne nous nourrissons que d'affliction et d'orge mondée.

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