SCÈNE III
LA branche, l'interrompant ausA.
Oh! Damis n'épousera point Angélique : il y a une petite difficulté.
cuis pi y.
Eh ! quelle ?
Pendant que son père le marioit ici . il s'est marié à Chartres , lui.
CBISPIX.
Comment donc ?
LA BRANCHE
Il aimoit une jeune personne , avec qui il avoit lait les choses de manière qu'au retour du bon homme Orgon , il s'est fait, en secret, une assemblée de parents. La fille est de condition. Damis a été obligé de l'épouser. .
Oh! cela change la thèse.
LA BRANCHE
J'ai trouvé les habits de noce de mon niait ie tous faits. J'ai ordre de les emporter à Chartres, aussitôt que j'aurai vu monsieur et madame Oronte, et retiré la parole de monsieur Orgon.
CRISPLN.
Retirer la parole de monsieur Orgon n
LA BRANCHE
C'est ce qui m'amène à Paris.,.. ? Voulant s'éloigner pour entrer chez monsieur Oronle.) Sans adieu, Crispin. -Nous nous îeverrons.
Théâtre^ Comédies, y. Q
g0 CRISPIN RIVAL DE SON MAITRE.
crispiw, le retenant.
Attends, La Branche, attends, mon enfant. Ii ine vient une idée.... Dis-moi un peu : ton maître ost-il connu de monsieur Oronte ? la rniANnir.
Ils ne se >ont jamais vus.
C n i s r in; Ventrebleu! si tu voulois , il y auroit un beau coup à faire.... Mais, après ton aventure du Châtelet, je crains que tu ne manques de courage.
L A BRANCHE
Non, non, tu n'as qu a dire. Une trmpéte essuyée l'en] éche point un bon matelot de se remettre en mer. Parie ; de quoi s'agit-il ? Est-ce que tu voudrois faire passer ton maître pour Damis , et
lui faire épouser
CRI S PIN, l'interrompant.
Mon maître? fi donc! voilà un plaisant gueux pour une fille comme Angélique ! je lui destine un meilieur parti.
LA BRANCHE
Qui donc ?
CRISPIN
Moi.
LA BRANCHE
Makpeste! tu as raison, cela n'est pas mal imaginé , au moins !
CRISP 1 N
Je suis aussi amoureux d elle.