INTRODUCTION. X.VV
giiics de l'incrédulité. Mais ce ([iii ne peut être un mystère pour personne, c'est que notre siècle de scepticisme obstiné est également le siècle du sensualisme sans frein ; c'est que tous ces esprits soi-disant incrédules ne sont le plus souvent que des consciences malades ; que le nuage s'élève d'ordinaire des orages du cœur; que l'âge des défections dans le Christianisme est précisément l'âge des mauvaises joies de l'àme, et (pie le motif vrai de ces apostasies, ce n'est pas l'obscurité mystérieuse de notre dogme, c'est l'austérité chaste de la morale chrétienne qui se dresse derrière lui comme une menace qu'il faut à tout prix conjurer. Quelle argumentation n'échouerait devant un mal qui ne vient pas de l'esprit, et qui n'a rien de commun avec le raisonnement? Le remède est ailleurs, et les saints ne l'ignorent point. Quand Dieu met sur la route de leur apostolat quelques-unes de ces victimes de leurs fautes plus que de leur doute, ils ne s'amusent pas à leur faire de beaux discoiu's, mais, les regardant avec une compassion tendre, ils les mènent en un lieu de i>uriiicatiun où ils les illuminent en les régénérant. Ils font ce que le Sauveur lit pour laveugle-né, lors(|ue lui ayant mis sur les yeux un [leu de boue, —