INTRODUCTION. IX
couvictioijs manquent; et après l'entretien en apparence le plus entièrement sympathique, on se sépare, et on reste, ])ar l'esprit et le cœur, dans une division d'autant plus irrémédiable qu'elle se voile et s'atténue de toutes les tolérances, même de celle de la vérité qu'on dédaigne, qu'on contriste, mais qu'on ne maltraite pas.
Ainsi tout se div;se, la famille aussi bien que les écoles et le monde. «Lafamille, s'écriait un jour « M. Michelet, la famille, c'est l'asile où nous vou- « drions tous, après tant d'efforts inutiles et d'illu- « sions perdues, pouvoir reposer notre cœur. Nous « revenons las au foyer, y trouvons-nous le repos ? « De quoi allons-nous parler à nos mères, à nos ft femmes, à nos filles? Des sujets dont nous parce Ions aux indifférents, d'affaires, de nouvelles « du jour, nullement des choses qui touchent le « cœur et la vie morale, de religion, de l'àme « ou de Dieu. Hasardez-vous à dire un mot « (le ces choses à table, à votre foyer, dans le « repas du soir. Votre mère secoue la tête, votre « femme contredit, votre fille tout en se taisant f( désapprouve. Elles sont d'un côté de la table. « vous de l'autre, n
Va[\i'o vous l'I ("lies, qu ya-l-il donc? Le doute.